Année 2009 terminé

Suite à une mauvaise chute : deux grosses entorses et une belle bosse, plus de courses à pied d'ici la fin de l'année :o - Interdiction de courir du toubib ; de toutes les façons vu l'état de mes pieds y'a pas trop de risque que je sois tentée d'essayer 8-p

Mes deux derniers objectifs "No Finish Line" et "Origole" doivent être mis au rayon des oubliettes. :-#

Vivement 2010 car 2009 ne finit pas très bien pour moi :(

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 03:16

Compte-rendu Trail Nocturne Ch'ti Défi - 72 km

Samedi après-midi arrive et nous partons, mon mari et moi pour Terdegheim où a lieu le départ de la course pour ceux qui ont eu peur de se lancer dans la grande aventure du 142 km. Les enfants restent à la maison, tous seuls bien contents d'être débarrassés de nous pendant 24 heures.

Nous arrivons vers 20heures. Peu de monde présent, je m'attendais à plus de partants. Inquiétude ; je vais me trouver larguer encore plus vite si c'est possible. J'espère que je ne vais pas trop me perdre.

L'heure du départ approche. Avec l'aide de quelqu'un de l'organisation car je ne sais pas ce qu'il faut en faire, j'accroche le petit porte-clé qui je l'apprends va servir au niveau des CP pour être comptabilisé et j'accroche mon dossard.

Juste avant minuit les deux premiers du 142km arrivent déjà. Partis à 16 heures ils ont déjà fait la moitié du chemin avant même que nous n'ayons commencé. Wouter, le premier s'est déjà perdu dans le début de la course et est tombé dans les ronces où il s'est bien abimé les jambes.

Minuit. Enfin nous partons. Plus à se poser de questions, maintenant il faut avancer. Dès le départ je me retrouve en dernière position. Mais pas pour longtemps car au bout d'environ un kilomètre je rattrape deux marcheurs et je les largue impitoyablement. 8-p

Pour l'instant curieusement tout va bien. Ma lampe éclaire bien et bien que seule sur le chemin je m'étonne à trouver mon chemin sans problème. Les balises et les petits panneaux sont bien visibles. Je commence à être soulagée et à me dire qu'après tout tout va bien se passer quand commence les ennuis. Seuls deux ou trois coureurs du 142 km m'ont doublés dont au moins un qui me dit être en relais.

J'approche du premier CP ; je vois un panneau "CP à 500 mètres" puis plus rien. Plus de balises, plus de petits panneaux, je tourne en rond pendant une dizaine de minutes ne sachant si je dois prendre à droite, à gauche ou tout droit. Personne en vue bien sûr. Fort heureusement j'aperçois un riverain pas encore couché et lui demande s'il a vu des coureurs passés. Niet n'a vu personne. Rentre juste de je ne saurais pas où. Me voilà bien avancé. M'indique quand même qu'il y a des lumières suspectes tout droit qui n'y sont pas d'habitude.

Au point où j'en suis je tente le coup. Je vais donc tout droit. Les 500 mètres sont largement dépassés et le CP toujours invisible. Je tourne encore en rond puis fait demi-tour et retombe sur une rubalise à côté d'un tourniquet. Bon déjà le chemin est retrouvé. Pas trouvé le CP mais retrouvé le chemin c'est déjà pas mal. Tant pis pour le CP n'avait qu'à pas se planquer.

Je continue mon chemin sans trop de problème jusqu'au Mont Noir - Ca commence à grimper sec on dirait. Et là encore j'arrive au niveau d'une route et rien d'indiqué. Je reste au moins cinq minutes à examiner le sol mais s'il y a eu des flèches la pluie qui tombe de plus en plus drue a du les effacer - Mon dossard est déjà à moitié désintégré. Le roadboak dans ma poche n'est guère dans un meilleur état. Je sors mes lunettes, embuée :D et tente de me repérer sur ce qui reste de la carte. Bon comme je suis pas très douée avec les cartes je suis pas très avancée. J'ai plus qu' à tenter ma chance. Je pars sur le bord de la route à gauche en direction du Mont Noir, parcoure quelques centaines de mètres jusqu'au camping du Mont Noir sans voir de fléchages et..... fait une fois de plus demi-tour. De toute façon ça peut pas être là, je vois mal les organisateurs faire courir les participants sur le bord de cette route. Sur le plan j'avais l'impression qu'on traversait des routes mais pas qu'on en longeait aussi longtemps. Retour au croisement suspect. Reexamen du sol, les panneaux ne sont pas revenus. Aussi je tente à droite et là miracle..... un autre chemin parallèle à celui par lequel je suis arrivée avec un bénévole planté sur une belle flèche qu'on ne risquait pas de ne pas voir. J'ai du louper un changement de direction. Le bénévole complètement emmitouflé qui a l'air de se cailler grave m'indiquer qu'il faut que je traverse et que je continue en face.

Me voilà de retour sur le bon chemin mais pas pour longtemps car je retombe encore sur un croisement où plus rien n'est indiqué. Stress. Un petit tour à gauche, puis un petit tour à droite, puis demi-tour pour repartir d'où je viens et là.... je tombe sur mes deux marcheurs qui arrive en face de moi 8)

Bon ça peut pas être moi qui me trompe quand même. Et ben si. Nous repartons donc tous les trois à la recherche du bon chemin et au vu des circonstances et du balisage deficient, je décide de rester avec eux pendant quelques temps. Déjà à trois nous avons du mal à trouver les balises alors toute seule c'est même pas la peine.

Quelques kilomètres passent lentement. A chaque croisement, chacun est obligé de partir dans une direction différente pour chercher une éventuelle rubalise et appeler les autres quand il en a trouvé une. Enfin, la situation s'améliore et les rubalises refont leur apparition plus régulièrement. Les marcheurs allant trop lentement pour moi %) je reprends mon chemin sans les attendre, sinon je crains fort qu'on n'arrive pas dans les délais.

J'arrive au petit matin à proximité de Bailleul et là, arrive à contre-sens une voiture remplie de jeunes en goguette qui me demande où est Bailleul !!! Ils se foutent de moi ou quoi ? Bailleul mes petits messieurs c'est derrière vous et devant moi je l'espère bien car il y a le deuxième CP qui s'y trouve et j'espère bien ne pas le louper celui là. Ils doivent se demander ce que je fais là toute seule à courir comme une cruche à 5 heures du matin avec une frontale sur la tête. L'un descend de voiture et court à côté de moi quelques mètres avant de renoncer et de remonter dans la voiture.

Je crève de faim car je n'avais pas pris trop de ravitos pensent manger à chaque CP. Je sens qu'il faut que je mange absolument quelque chose aussi je m'arrête le temps de sortir deux crèpes à la fraise de mon sac à dos. Ah ça fait du bien. Je repas et arrive enfin à ce 2ème CP qui lui est très bien indiqué et sur lequel se trouve quelques bénévoles qui m'applaudissent gentiment. Il est 5H50. 30 km de parcourus selon l'organisation, 34 selon ma montre mais bon comme j'ai pas vraiment suivi le plus court chemin....) Bon c'est pas tout ça mais faut refaire les réserves. Direction les toilettes, reremplir ma gourde car j'ai du mal à boire dans mon camel-back. Je me baffre de tranches de saucisson, de thé et de tout ce qui traîne à proximité, prends le temps de vérifier mes pieds, remettre de la nok et je repars à 6H10 au moment où les deux marcheurs arrivent à leur tour. Je suis à peine à 5 km/heure de moyenne. Il va falloir que je cesse de me perdre si je veux arriver au bout dans les temps. Heureusement le jour se lève. Plus besoin de la frontale. On va y voir plus clair. Heureusement car je trouve que je ne me fais pas beaucoup doubler. Je pensais qu'il y avait du monde sur le 144 km mais je ne vois personne :(

Départ donc pour Armentières. 20 km à parcourir qui se passeront beaucoup mieux côté orientation car les rubalises sont visibles et nombreuses (normale me direz-vous puisqu'il fait jour on voit plus clair). Le chemin est moins difficile mais le CP est long à pointer son nez. Enfin le voilà sur le bord du canal, je commençais à croire que je l'avais encore raté. Vraiment à la sortie de la ville celui-là. Là encore je me gave j'ai l'impression de mourir de faim. (51 km selon l'organisation, 54 à ma montre en 9H23mn).

Combien reste t'il de kilomètres messieurs et mesdames les bénévoles. 21 me répondent-ils. Evidemment puisque le semi part d'ici ça paraît couler de source. Bon c'est pas tout ça mais faut repartir maintenant.
Juste à la sortie du CP je tombe sur Bruno et sa femme qui arrive pour prendre le départ de leur course. Nulle doute qu'ils ne vont pas avoir de mal à me rattraper vu ma vitesse fulgurante.

Toute la fin de la course est le long du canal où circulent de nombreux coureurs, vélos.... Je me fais doubler sans arrêt mais impossible de savoir si ce sont des coureurs du 144km ou du marathon. De nombreux joggers également. Parcours sympa avec de nombreuses péniches. Mon mari qui est venu à ma rencontre à pied depuis Wambrechies en prenant le parcours à l'envers termine avec moi. Je cours tellement vite qu'il me suit en marchant (vite certes mais en marchant quand même) :-# . Je m'efforce de continuer à courir alternant 14 mn de course et 1 mn de marche mais il me tarde de voir enfin l'arrivée.

Bruno me double en trombe, premier du 21 km et juste avant le pont de l'arrivée c'est sa femme qui fait de même menant côté féminines. Enfin l'arrivée est là. Je suis contente d'en terminer. J'accélère juste ce qu'il faut pour passer en moins de 12H30 et passe la ligne d'arrivée en 12H29 pile poil, super contente d'être arrivée au bout de cette belle aventure accueillie par l'organisateur qui me demande combien de kilomètres affiche ma montre. 72,8 km mon bon Monsieur le compte est bon. Il faut dire que pour le marathon et le semi les coureurs ont droit à une rallonge de quelques tours de parcs pour faire le compte.

Super ravito à l'arrivée, douche et retour vers la maison où nous attendent nos rejetons. Super mal aux cuisses pendant quelques jours mais maintenant c'est passé et l'entraînement reprend.

Cap vers de nouvelles aventures........ à la mi novembre

et à l'année prochaine je l'espère sur le grand parcours $)
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 14:00

Modifié le samedi 17 octobre 2009 07:08

Compte-rendu 6 jours de Goteborg (30 août au 5 septembre 2009)

billet d'avion acheté
inscription envoyée
y'a plus qu'à :D

A priori il va faire très beau ...... surtout pour les escargots ;)
la météo annoncée
un réglement qui laisse rêveur sur beaucoup de points
la liste des concurrents
suivi des courses

Départ dimanche 30 août 9h
Objectif : dépasser les 485 kms 8) avec des tours à 730mètres

Ca fait combien de tours à faire ? A vos calculettes, messieurs/dames

Compte-rendu :

Le voyage retour s'est passé sans péripétie par rapport à l'aller.

En effet, arrivée vers 14h, j'attends comme prévu l'organisateur, Karl qui m'avait dit qu'il viendrait me chercher à l'aéroport. Personne n'étant là à mon arrivée, je décide d'attendre une heure pour lui laisser le temps d'arriver. Au bout d'une heure, toujours personne, je prends le bus pour le centre ville puis le tram pour aller jusqu'au lieu de la course. Heureusement je l'avais noté au cas où. Jusque là pas de problème mais à l'arrivée, personne au courant de la course et bien évidemment je n'ai pas pris le numéro de téléphone de Karl puisque je ne pensais pas avoir besoin de le joindre.

Une heure encore de passée sous la pluie à me renseigner auprès de personnes qui ne savent rien de la course. L'inquiétude commence à monter. Comment vais-je faire ? Heureusement j'ai emmené le PC de mon boulot et avec le business everywhere associé, je me connecte à internet le temps de chercher son numéro de contact sur son site. Vite je me déconnecte une fois l'information trouvée car j'ignore totalement comment cela va être facturé et je ne tiens vraiment pas à me prendre une réflexion à mon travail en rentrant.

J'appelle Karl et, chance c'est le bon numéro. Après plusieurs appels dont le but est de repérer où je peux bien être, il parvient à me localiser et à venir me chercher. Vraiment pas douée la fille. En fait j'étais juste en face du lieu de la course, une simple route à quatre voies nous séparait. Karl n'a pas eu le temps de venir me chercher à l'aéroport mais a oublié de me prévenir. Pas grave, l'essentiel c'est que je sois arrivée à mon port.

Après visite des installations sanitaires de la course (trois blocs toilette-douche-lavabo) superbes, je découvre les tentes dans lesquelles nous allons dormir. L'état du terrain aux alentours est déjà quelque peu boueux car il a déjà beaucoup plu les heures précédentes. Je fais connaissance avec tous les arrivés (j'en connais déjà un certain nombre). Jean-Claude Arzel est déjà en course (en fait il dort quand j'arrive) car il s'est inscrit pour les 9 jours de l'épreuve et il a commencé 24 heures avant tout le monde. Original ! C'est le seul à avoir eu cette idée. Il considère que ça lui servira d'échauffement pour le 6 jours. Heureusement qu'en terme d'échauffement il n'a pas choisi de venir à pied ainsi qu'il avait tenté de le faire une année pour aller à Monaco pour les 8 jours de la No Finish Line.

Lui aussi à connu des péripéties pour venir. Il a pris l'avion dans sa tenue habituelle pour courir c'est-à-dire des chaussures coupées au bout et un vieux pull complètement déformé (ceux qui le connaissent imagineront bien le tableau) et sa présence incongrue dans l'avion et l'aéroport a quelque peu surpris car il aurait été pris pour un terroriste et contrôlé plusieurs fois. Mais ça ne l'inquiète pas plus que cela, c'est dans sa manière d'être.

Nous arrivons au dimanche matin 9h. Pour changer il pleut. Nous découvrons le parcours. Découvrez le avec moi. Fermez les yeux vous le verrez mieux. Ce parcours fait environ 730 mètres et fait le tour d'un étang où se promènent flamands rose et canards. Très joli. Il est constitué en majorité de bitume et d'une petite portion de terre qui se révèlera non ou mal éclairé la nuit. Deux bougies seront placées sur le sol la nuit pour pallier au manque d'éclairage. Faux plats montants et descendants, racines, trous se remplissant d'eau avec la pluie, terre devenant glissante feront partie des plaisirs de ces 6 jours.

Bien, maintenant visualisez l'étang. A mi-parcours, à environ 3 mètres de son bord se trouve un jet d'eau sensé monter vers le ciel pour faire joli et qui le vent aidant (et il a bien aidé toute la semaine) projette le jet d'eau froide en question en direction des passants et des coureurs au gré de sa fantaisie. Si vous voulez l'éviter une seule solution viser : à l'approche vous voyez le jet arriver et soit vous accélérer pour le devancer, soit vous ralentissez le temps qu'il ait changé de direction, soit vous vous le prenez en pleine poire. Tous les 730 mètres de 11heures à 19heures tous les jours.
De l'autre côté du parcours, juste après le tapis de pointage, un restaurant et un bistrot , où dès qu'il fait beau, de nombreuses familles viennent goûter et se détendre dès qu'un rayon de soleil pointe son nez. Des poussettes, des landaux sur le chemin qu'il faut contourner, des coureurs, des marcheurs dans tous les sens.

Etrange : Alors que Karl avait dans son réglement annoncé que comme à la No Finish Line il y aurait des milliers de coureurs et de marcheurs cette semaine, le constat est sans appel : très peu de suédois sur la course, aucun des milliers de coureurs/marcheurs annoncés. Très peu d'encouragements. En fait un désintérêt apparent complet. Pourtant il est impossible de repartir de Goteborg avec l'idée que les suédois ne sont pas sportifs car toute la semaine nous en verrons, jour et nuit courir dans les allées, faire de la marche athlétique ou de la marche nordique, du roller et autres.

Donc juste une vingtaine de coureurs, mais loin d'être seuls sur le parcours car des marcheurs dans tous les sens, des landaux, des enfants, qui arrivent face à nous sans nous voir, sans s'écarter, sans éviter personne ou qui nous traversent sous le nez ; sans parler du bouchon au niveau du bistrot/restaurant où l'on est parfois obligé de s'arrêter pour contourner les groupes stationnés, en particulier les deux journées où il n'a presque pas plu.

La pluie justement. Il faut que je vous raconte ça car je n'avais jamais vu cela auparavant. Inutile de se dire je pars sans veste de pluie, j'aurai toujours le temps de finir le tour. Trois gouttes qui tombent, cinq secondes qui passent puis le déluge comme si le ciel s'ouvrait pour laisser tomber toute l'eau du ciel, une journée entière ou dix minutes puis elle s'arrêtait de la même manière, brutalement sans qu'on s'y attende. %)

Des problèmes de ravitaillement en début de course (rien à manger de toute la première nuit) qui disparaîtront après la prise en charge de celui-ci par l'espagnol Eduard Clemente après son abandon. Il fera un boulot magnifique pendant toute la fin de semaine pour que la table de ravitaillement ne manque de rien.

Les nombreux sponsors annoncés par l'organisateur dans son réglement de course, semblent également avoir fait défaut et je crains que peu d'argent n'est été récolté pour la cause des enfants, ce qui est fort dommage. Je ne sais pas si les primes annoncées ont été versés aux coureurs/coureuses ayant dépassés les 700/600km (mon horaire de train ne m'a pas permis d'assister aux remises des récompenses) mais la majeure partie d'entre nous semblait en douter sérieusement au vu des évènements de la semaine. De même sur le bien-fondé des primes sur une course caritative. Peut-on concilier une course élitisme avec une course caritative dont le but est de recueillir des fonds ? Personnellement je ne le pense pas.

Et malgré tous ces aléas, beaucoup de coureurs vont faire des exploits.
Bravo d'abord à Peter, qui a parcouru en fauteuil 984km sur un parcours d'1km500 sur un circuit qui lui été dédié et qui a battu le record du monde des 6 jours en fauteuil.
Bravo à Jeffrey , non-voyant qui a fait les 6 jours avec toute mon admiration car si le parcours était déjà difficile de nuit pour nous, combien il a dû souffrir lui qui n'en voyait pas les pièges et qui devait en subir les conséquences physiques. Lui aussi a battu le record du monde des 6 jours en non voyant.
Bravo à Lars le Suédois qui a gagné la course avec 854km et à Christophe qui en a fait 751 tout en souffrant de nombreuses ampoules ainsi bien sûr qu'à tous les autres concurrents masculins.
Bravo à Sarah l'australienne, qui réussira 714 km sans presque jamais s'arrêter qu'il vente ou qu'il pleuve, à Christine qui en fera plus de 700 malgré une journée sans où elle a eu des problèmes digestifs, à Pam qui était venue pour faire 300km et qui a réussi à les faire, à Marie-Claude qui, tout en marchant à réussi à battre son record d'Antibes et à faire presque 247km, et à toutes les autres également.

Pour moi pas de record, mes genoux n'ont pas apprécié l'humidité suédoise, et j'ai été condamné à marcher une bonne partie de la course, car courir était trop douloureux. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois 8-p
Le bon côté des choses c'est qu'à ne manger que des pates et du pain toute la semaine, j'ai perdu 2 kg.
D'ailleurs il est très bon le pain suédois. :D

# Posté le jeudi 13 août 2009 00:46

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 14:24

Intégrale du Riquet (240km non stop) - 2/3/4 juillet 2009

ça y est. L'heure du départ approche. Stress..... :D

C'est super j'ai plein d'accompagnateurs vélo $) , ça va être grandiose : Christophe dit "Grandware" et Christine dite "Chris78" + Pierrot 34 + Michel de Toulouse, si j'arrive pas au bout avec autant de monde à me motiver c'est la fin de tout.

Superbe épopée en perspective :) dont le seul objectif est d'arriver au bout (Marseillan/Toulouse en suivant le canal du midi) tout en tenant le plus loin possible de nous les barrières horaires. Des ravitos liquides environ tous les 30km et un seul ravito solide au 124ème (lieu de la fameuse barrière à ne pas se prendre en pleine poire) : 20h pour y arriver.... et 48h pour arriver à Toulouse sans avoir fondu au soleil....

De nombreux coureurs à rencontrer dont Bruno, Bernard, Hervé, Martine..... tout au moins avant le départ et après l'arrivée, vu que leur objectif n'a rien à voir avec le mien. :$

Samedi matin 9H30, à une demi-heure de la barrière horaire, je termine dans l'indifférence générale et assez frustrée une épreuve très belle qui aurait dû me donner une joie immense à l'arrivée. Les deux ou trois personnes présentes sur le lieu de l'arrivée m'ignorent complètement et le classement final a déjà été donné au représentant de VO2 présent sur place. Je ne serais pas classée et un autre coureur dans la même situation que moi, arrivé lui plusieurs heures avant la barrière horaire non plus.

Pourtant le début de la course s'était bien passé. Il faisait chaud mais j'avais réussi à faire un entraînement correct pour une fois.

J'avais tablé sur environ 4H pour parvenir au premier point d'eau mais hélas, comme beaucoup de coureurs, à environ 6 km du départ nous avons pris un mauvais chemin qui nous a obligé à marcher pendant au moins une demi-heure en se cramponnant à des roseaux le long du canal. Plusieurs coureurs sont tombés dedans. J'en serais quitte pour un pied dans l'eau mais ma marge horaire a sacrément fondue du coup. Enfin je peux recourir. Je suis partie sur un tempo de 9 mn/1mn et je pars en direction de mes accompagnateurs vélo que je retrouve vers le 10ème km.

Tout va bien pour l'instant. Les sensations sont bonnes et nous progressons bien. Mes accompagnateurs, Christophe, Christine, Pierrot et Michel seront magnifiques et rempliront leur tache avec bonne humeur et sérieux. C'est eux qui à l'aide du roadbook nous méneront tout au long des chemins. La tâche n'est pas facile pour eux car les rubalises annoncées par l'organisation au départ se révèleront quasiment inexistantes ce qui va m'occasionner juste avant la tombée de la première nuit une erreur de trajectoire (canal de la Robine) qui nous rallonge de quelques kilomètres.

Nous arrivons enfin au 3ème point d'eau où Christophe se fait engueuler par le bénévole présent sur place qui nous attendait pour pouvoir partir se coucher.

C'est là que vont commencer nos ennuis. car il semble que ce bénévole, excédé de nous attendre (alors que nous étions dans les temps) se soit plaint à l'organisateur et celui-ci va nous pourrir notre fin de course. Effectivement je suis la dernière car au fur et à mesure que je progresse ceux que je double abandonne, donc je reste immanquablement dernière. Pauvre Christophe c'est lui qui s'en est pris plein les oreilles à ce ravito. Plutôt que d'agresser verbalement les accompagnateurs vélo qui ne sont pas responsables de la lenteur de leur coureur, il serait plus judicieux peut être que ces bénévoles partent en laissant les deux bouteilles d'eau. Ca serait moins désagréable pour tout le monde.

Zen attitude ; j'essaye de ne pas me formaliser et de rester fixer sur mon objectif qui est d'atteindre la ligne d'arrivée.

Hélas, les ennuis continuent. Alors que paradoxalement tout va bien pour moi physiquement, (je ne suis plus dernière, j'ai doublé 3 coureurs dont Bernard Constant qui dort sur le bord du chemin), Cécile Reina m'arrête à 16 km du point d'élimination en me disant que je suis hors délai et éliminée. Il y a déjà 3 autres personnes dans son véhicule et je ne sais pas s'ils ont abandonné ou dans la même situation que moi. Après quelques minutes d'attente, un autre coureur est également stoppé comme moi. Il s'est perdu lui aussi. Ils étaient donc quatre derrière moi. Ce coureur est furieux qu'on l'arrête ainsi avant la barrière horaire et le manifeste haut et fort. Sa femme et moi avont du mal à le dissuader de se barrer en douce. Je regrette fort après coup de ne pas avoir suivi son avis et qu'on ne soit pas reparti quand même tout de suite. Mes accompagnateurs vélos doivent continuer seuls jusqu'à Trèbes car il n'y a pas de place pour eux dans le véhicule. Nous repartons en voiture en laissant au moins 3 coureurs derrière nous qui eux pourront poursuivre tranquillement leur chemin, les veinards.

Cécile, dans la voiture, essaye de nous convaincre que vu notre vitesse moyenne actuelle depuis le départ, nous n'atteindrons de toute façon jamais Toulouse dans les délais et qu'elle n'a aucune envie de nous attendre samedi jusqu'à 20H. Sympa !!! Visiblement dans cette course, les poireaux ne sont pas les bienvenus.

Arrivée à Trèbes, point théorique du ravito solide, il n'y a plus rien à manger à 4H45 donc plus d'une heure avant la barrière horaire. Rien à manger, rien à boire. Le kiné et le podologue partent à 6 heures pétantes et l'on annonce o la cantonade que les coureurs doivent partir avant 6 heures pour ne pas être éliminés.

A 5H45, Cécile Reina nous dit (à moi et au coureur arrêté contre notre gré, une heure et demi plus tôt que si on veut on peut repartir. Gag. Le coureur qui a son accompagnatrice avec lui ne se le fait pas dire deux fois et repart avec son dossard.

Pour moi, je suis obligée d'attendre Christophe et Michel qui arrivent en vélo depuis le lieu de notre arrêt forcé. Je passe un coup de fil à Michel pour savoir s'il est d'accord pour continuer l'aventure jusqu' à Toulouse. Super il est d'accord !!! Christophe est fatigué et décide d'en rester là. A son arrivée, Michel doit réparer son pneu qui pour la 3ème fois a crevé.

Pendant le temps que prend la réparation, nouvelle péripétie. Cécile me dit que son mari n'est pas d'accord que je reparte, m'enlève mon dossard, me passe son mari qui m'engueule parce qu'il m'a appelé deux fois et que je ne lui ai pas répondu et vlan une nouvelle couche sur ma lenteur et sur le fait qu'ils sont sur tous les deux que je ne peux arriver dans les délais. Je raccroche en disant "ok" je ne repars pas puisque vous ne le voulez pas mais je tire sacrément "la tronche".

Cinq minutes plus tard Cécile me dit que je peux repartir mais que je ne serai pas classée !!! Je ne sais plus sur quel pied danser. L'un me dit de ne pas repartir, l'autre me dit que je peux. Quelle organisation !!! Je vais finir par craquer si ça continue.

Le vélo étant réparé il faut prendre une décision et puisque la dernière personne qui a parlé c'est Cécile et qu'elle a dit oui on repart à 7H30 avant qu'elle ne rechange d'avis. Tant pis pour le classement. Je finirai la course et je leur montrerai à tous les deux que je peux arriver avant 10h le samedi matin mais j'ai quelque peu "les boules" et je ne trouve pas leur attitude très correcte.

Pendant toute la journée, nous allons courir/marcher avec les derniers de la course. Nous sommes à priori les derniers à être repartis de Trèbes et nous récupérons un groupe de cinq/six coureurs dont Susan Serres la 3ème féminine avec qui nous allons faire une bonne partie de la journée en fonction des périodes de repos de chacun.

Arrivés au 186ème kilomètre, il n'y a plus personne au point d'eau quand nous y parvenons de nouveau dernier. Le ravitailleur est parti sans laisser de bouteille d'eau. C'est vrai que dans le réglement c'était prévu qu'il attendrait les derniers jusqu'à 2O heures donc pour le voir il fallait avoir quatre heures d'avance sur la barrière horaire. Il a à priori fait du rab puisqu'il semble qu'il soit parti depuis peu quand on arrive et après tout au vu des évènements il vaut peut être mieux qu'il soit parti ça nous évite peut être une autre algarade. Je deviens fataliste, ça m'est presque égal.

Michel décide d'appeler l'organisation pour indiquer notre position et se voit repondre par l'organisateur qu'il n'en a rien à foutre de nous et qu'on peut continuer notre promenade. De plus en plus charmant le bonhomme.

Nous repartons donc décidé à lui montrer son erreur de jugement, Michel persuadé que si on arrive dans les délais je serais classée, moi très sceptique sur la chose au vu des évènements. Il nous reste 54 km à parcourir, seuls , sans eau et sans personne pour s'inquéter de nous. C'est pas grave, on y arrivera quand même non mais....

Bizarrement les dernières heures, nous recevrons quelques appels d'une personne qui s'informe de notre position. Est-ce un signe qu'on révise sa position à Toulouse comme veut me le faire croire Michel ou qu'on a peur d'attendrre trop longtemps notre arrivée tardive, nous ne le aurons pas.

Trop juste sur la barrière horaire, nous avons cheminé toute la nuit avec seulement dix minutes de repos à un moment où nous avons eu tous les deux un méga coup de barre.

Au petit jour le pluie commence à tomber et c'est sous un véritable déluge et tonnerre que nous ferons les dernières heures. Enfin nous arrivons au terme de la course en 47H30. Seuls deux ou trois personnes sont présentes. Personne ne nous parle ni ne note notre arrivée.

Assise sur un banc je me change désabusée et déçue de la manière dont les choses se sont passées. A cause de préjugés des organisateurs nous sommes deux coureurs à avoir été empêché de courir 16 km sur les 240 alors que nous aurions pu les faire et parvenir dans les délais à Toulouse. D'autant plus qu'à Trèbes les coureurs arrivés à partir de 5 heures inscrivaient eux mêmes leur numéro de dossard sur une feuille et deux coureurs arrivés vers 6h30 sont repartis sans faire de vague et ont été classés car arrivés dans les délais à Toulouse.

L'intégrale du Riquet aura été pour moi une aventure merveilleuse avec mes suiveurs et notamment Michel qui a été présent pendant la totalité de l'épreuve et d'une disponibilité sans pareille, Christophe et Christine venus exprès de Seine et Marne pour m'assister ainsi que Pierrot34 et son copain sur la première journée. Un grand merci à tous les cinq. Mais par contre elle aura été calamiteuse côté course elle-même. Merci également à Vincent et Chantal venus nous encourager.

Hormis les bénévoles en général très sympas, dont une dame qui m'a gentiment donné à manger à l'arrivée et un coureur qui m'a emmené gentiment prendre une douche chez lui, beaucoup de problèmes sur cette course sur laquelle tout a été prévu pour les premiers et rien pour les derniers si ce n'est un mépris visible. Faire 240 km en 48H c'est de la ballade pour les organisateurs de cette course et ils ne se sont pas génés pour me le dire.

Pendant deux jours j'ai eu le sentiment d'être, non une coureuse qui cherchait à gagner l'arrivée dans les temps mais une géneuse qui empêchait les bénévoles et organisateurs de rentrer chez eux, et je n'ai jamais autant ressenti dans une course le sentiment que les lents n'ont à priori pas le droit de s'inscrire sur ce type de course. Dommage.....

# Posté le mardi 30 juin 2009 08:32

Modifié le lundi 13 juillet 2009 11:01

Compte-rendu 48H de Brno 2009

Que de péripéties pour aller à cette course à laquelle je suis inscrite depuis le mois de décembre ! J'ai bien cru pendant quelques semaines que c'était cuit et que je ne pourrais m'y rendre.
Après quelques semaines d'entraînement correct mais perturbé par la neige qui ne voulait pas fondre, voilà que mon genou se bloque et que je découvre, suite à des radios, que je souffre sans le savoir de "dysplasie rotulienne". Ca me fait une belle jambe (ou plutôt de beaux genous !) car ça ne règle pas mon problème. Je ne peux plus courir et monter les escaliers représentent une galère journalière extrêmement désagréable.

Le 48h semble être à mettre au rayon des "à oublier" et je commence à me poser la question si je ne ferais pas mieux d'annuler mon inscription au 24h de Séné :((
Après avoir lu tout ce que j'ai pu trouver sur mon cas sur internet (merci Google), je m'achète des genouillères rotuliennes et commence mes séances de kiné (qui ne consiste pour l'instant qu'à des électrodes ou des cataplasmes d'argile qui sont sensés supprimer l'inflammation. Malgré les inflammatoires, la douleur ne veut pas s'en aller aussi facilement que je le souhaiterais. Deux semaines entières sans pouvoir courir, la galère complète.

Au bout de deux semaines, les nouveaux anti-inflammatoires commençant à faire de l'effet, je reprends très doucement l'entraînement avec les genouillères. C'est pas de la tarte, je n'avance plus et la douleur est toujours là. Il faut pourtant que je prenne une décision. J'y vais ? j'y vais pas ? j'y vais ? j'y vais pas. ? A quoi bon si je ne peux pas courir correctement et qu'au bout de quelques heures je risque de ne plus pouvoir courir du tout. Je change d'avis tous les deux jours et la dernière semaine me décide enfin pour tenter quand même ma chance,

Oublié l'objectif initial qui était de tenter de faire les pré-requis pour l'Intégrale du Riquet et donc d'essayer de passer les 120 premiers kilomètres en moins de 20 heures. Déjà si je peux courir sans souffrir ça sera déjà pas mal au vu des dernières semaines. Donc pas d'objectif kilométrique. Je verrai sur place en fonction des sensations. Le but sera juste de voir si je dois faire également une croix sur Séné ou si l'espoir est permis.

Comme les ennuis vont souvent de pair, je découvre quelques jours avant de partir que le jour où je suis censé prendre l'avion est un jour de grève. Le stress continue donc jusqu'à ce que je découvre sur un site internet qu'on peut se faire envoyer un sms de confirmation de vol le jour J. ok c'est enregistré. Au moins j'ai une chance de ne pas aller à Orly pour rien.

La veille de la course arrive. Je rentre du boulot à 19h15 et prépare mes affaires vite fait mal fait juste avant de me coucher. et ne vérifie mes papiers que le lendemain matin. Et là, catastrophe, nouveau stress, impossible de mettre la main sur ma carte d'identité. Recherche dans tous les coins, vidage complet du sac, las.... rien.
Panique à bord ! Il est 8h30, j'ai le kiné prévu à 10h30 et mon avion à 13h15.

Après avoir cherché partout en vain, complètement stressée, j'appelle le commissariat qui me dit d'aller faire une déclaration de perte à la mairie et que la déclaration serait valable, en théorie une semaine pour prendre un vol. Je me précipite à la mairie qui ne veut pas me faire ledit papier au motif que je n'ai pas d'acte de naissance sur moi. Damned !!!! - Après avoir parlementé, l'employé de la mairie finit par me le faire. Sur le papier est écrit qu'il ne fait pas office de pièce d'identité ! J'arrive chez le kiné, toujours aussi stressée, et après quinze minutes d'attente, le kiné n'étant toujours pas arrivé, je renonce et rentre à la maison espérant qu'un miracle va se produire et que je vais retrouver cette foutue carte d'identité. Cloclo m'a bien "remonté le moral" en me disant que je ferais mieux de renoncer à mon voyage, devant autant de signes négatifs. Nouvelles recherches, toujours vaines, et, au moment de me chausser pour partir, je cherche toujours si c'est à mon boulot que je l'ai laissé en voulant en faire une photocopie et là, le miracle se produit. Je me souviens que j'en ai fait un scan il y a quelques jours pour envoyer justificatif de mon identité par internet. Je me précipite vers mon imprimante, soulève anxieusement le capot et ........ la carte d'identité est là. :))) Merci mon Dieu.

Après tant d'ennuis, ça ne peux qu'aller mieux. :)) - (Je croise les doigts.) - Il est temps de partir et si les dieux sont enfin avec moi à réussir à avoir mon avion pour Vienne. J'ai prévu de partir en voiture et de me garer à Orly pendant les 4 jours sur un parking "longue durée". Après avoir raté par deux fois la direction dudit parking, me voilà enfin garée à Orly, légèrement en retard sur mes prévisions, mais bien là. Je prends la navette, fais enregistrer ma valise après avoir vérifié que mon vol fait bien partie des veinards qui décollent (presque tous ceux de l'après-midi sont marqués annulés) et contre toute attente vu que je suis sensée être en retard c'est moi qui attend. L'avion est annoncé avec 15mn de retard - Rien de grave, l'essentiel est qu'il parte.

Fin du suspens, le décollage a bien lieu avec 1/2 heure de retard. Arrivée à Vienne. Il fait un froid de canard, il a neigé il y a peu et je suis partie en sweat-shirt, petite navette pour aller à la gare puis direction le guichet pour prendre le billet de train. Il est 17h15 et le train vient juste de partir, le prochain est à 19h - grhhhhhhh - Heureusement que j'avais pas réservé à l'avance par internet. L'année dernière j'étais arrivée beaucoup plus tôt dans la journée et j'avais pris le billet de train aller à Vienne et le billet retour à Brno et curieusement c'était moitié moins cher à Brno !!!! Aussi je pensais faire la même chose cette année mais vu que je dois arriver à Brno à 20h30 et en repartir le lundi vers 6h30 je préfère assurer et prendre également le retour à Vienne. Presque deux heures à attendre..... J'en profite pour manger et acheter quelques boissons dans les magasins de la gare. Puis direction le train, beaucoup de places libres, je peux m'étaler. N'ayant pas pris de veste, je suis obligée de mettre tous mes tee-shirt et sweat prévus pour la course l'un par dessus l'autre. Arrivée à Brno à 20h30, je prends le tramway vers l'hôtel, cette fois ci dans le bon sens. L'année dernière j'étais partie dans le mauvais sens et avais du faire demi-tour en court de route. L'accueil des coureurs à l'hôtel est prévu en théorie jusqu'à 21h et c'est à 21h30 bien sonnée que j'arrive, la bouche en coeur. Heureusement, il y a encore quelqu'un qui se précipite sur moi en me demandant si je suis la Française. Je suis attendue on dirait. Pour le repas au "restaurant" c'est trop tard, la gentille demoiselle me propose de me servir dans ce qu'elle a ramené pour les organisateurs. Merci beaucoup. Mais je suis trop fatiguée et j'ai pas très faim, le grignotage tourne court.

Ma colocataire étant déjà dans la chambre, quelqu'un m'accompagne pour m'ouvrir la porte et je peux enfin m'allonger. Ouf. Effectivement nous sommes deux dans la chambre et la deuxième ronfle certainement depuis longtemps. Entre deux périodes de ronflement je finis par m'endormir. Je n'ai vu encore aucun coureur (hormis ma dormeuse qui n'est pas la même que l'année dernière.

Vendredi matin : direction le petit déjeuner. Je fais enfin connaissance avec les autres concurrents. Saïd est présent toujours aussi gentil en préparation de Surgères et un couple de toulousains (père et fille). Après déjeuner, nous prenons avec tout notre barda la direction du complexe où nous allons tourner pendant 48heures. Arrivée dans les premiers wagons, je m'installe à la place que je suppose être prévue pour moi, les autres étant déjà toutes occupées ou marquées avec des noms. Il en reste plus qu'une avec rien d'écrit dessus. Je m'apercevrais après que les noms des concurrents sont écrit sur les chaises et non sur la table. Je suis bien au bon endroit. Je choisis un matelas assez dur parmi ceux restants à notre disposition car l'année dernière j'étais tombée sur un extra mou très désagréable. Mes toulousains arrivent et s'installent à mes côtés. L'organisateur a prévu deux coureurs par table et les a placé comme l'année dernière en tenant compte de la langue parlée.

L'installation terminée, nous discutons. Rémi le Toulousain semble très motivé. C'est son premier 48h et il s'est préparé aux "petits oignons". Sa fille, qui va l'assister pendant la compétition me propose très gentiment de faire la même chose pour moi. Il a bien de la chance Rémi d'avoir une fille aussi charmante et aussi gentille, car elle aura été pendant ces 48heures aux petits soins pour son père et m'aura également beaucoup aidé au détriment de son repos personnel, qui par voie de conséquence va se réduire à pas grand chose. Merci à elle.

Au vu des circonstances, ma course se déroule dans des conditions correctes. Par précaution, je suis partie très doucement, mes objectifs kilométriques de départ ayant été abandonnés bien avant mon arrivée à Brno. Je pense que j'aurai pu faire plus de kilomètres. A plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais chercher mon kilométrage de l'année dernière, mais dans ma tête je n'étais plus programmée pour et peut être en arrière plan la crainte que la douleur n'arrive m'a t-elle retenue. Ca n'a pas d'importance. L'essentiel était ailleurs. J'arrivais à courir, sans douleur particulière avec mes genouillères et je pouvais espérer aller à Séné en mai sans trop de galère. Seul aléa : pendant les premières 24h, plusieurs coureurs dont Rémi et moi avons été malade (pb d'estomac).

Petite anecdote : au bout de 24h, j'ai commencé à avoir mal au dos et je suis allée au poste de secours où il y avait une kiné et un toubib, et là j'ai eu droit à des soins assez particuliers. La "kiné" m'a mis de la pommade dans le dos et ensuite m'a mis des ventouses !!!! qu'elle a, pendant 5 bonnes minutes placé puis enlevé à des endroits différents. Comme je ne constatais pas d'amélioration suite à son action, elle a appelé le toubib qui m'a donné...... un anti-inflammatoire....

Rémi s'est comporté brillamment et a explosé ses objectifs. Dan Oralek et Erémina Galina ont gagné avec brio la course. Mais celle qui m'aura le plus marqué est Liszewitz Dagmar, l'allemande, arrivée 3ème féminine. Partie à la même vitesse que moi, elle courait au milieu de la piste pour ne pas gêner les autres coureurs et c'est son compagnon qui devra lui dire de prendre comme les autres la corde. Elle avait une foulée aérienne qui m'a fait penser à Anne Cécile. Courir lui semblait facile et dans les deuxième 24h quand elle s'est mise à remplacer la course par de la marche, elle semblait toujours aussi alerte, légère et souriante. C'était un plaisir de la voir. Elle a bien mérité sa 3ème place, et elle a, à mon avis, un grand avenir dans ce type de course.

Brno était mon premier ultra programmé de l'année et je suis heureuse d'avoir pu le faire malgré les aléas de ma préparation. J'espère que le prochain Séné, me permettra de chercher une amélioration de mon record sur 24h. Il me reste 5 semaines pour récupérer et faire un peu du kilométrage qui m'aura quand même bien manqué à Brno.




# Posté le samedi 04 avril 2009 13:12

Modifié le dimanche 19 avril 2009 02:36

Prévisions courses 2009

- mars : 48h de Brno : objectif atteint
- 1er et 2 mai : 24h de Séné objectif non atteint
- 24/05 : 6h Villennes sur Seine (entraînement long pour l'intégrale)
- 14/06 : 50 km Paris Vincennes (entrainement long pour l'intégrale)
- 2 juillet : Intégrale de Riquet objectif atteint
- 15 août : La montée de La Fourchotte (17km) (entraînement entre amis) objectif atteint
- 28/08 : 6 jours de Goteborg objectif non atteint
- 2/10 : trail nocturne du Grand Nord 72 km objectif atteint

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:02

Modifié le lundi 02 novembre 2009 12:47

Entraînement 2009

Semaine 44 : 20,3km en 2h26'11s
- lun : 8,3km en 59mn (vs 24h (14/1))
- ma : 8,3km en 1h (vs 24h (14/1))
- ven : 3,7km en 27mn (vs 24h (14/1))

Semaine 43 : 42,9km en 5h13'31s
- ma : 8,3km en 59'50s (vs 24h (14/1))
- jeu : 7,9km en 58'42s (vs 24h (14/1))
- sam ma : 7,9km en 57'22s (vs 24h (14/1))
- sam am : 8,8km en 1h5'32s (vs 24h (14/1))
- dim : 10km en 1h12'25s (vs 24h (14/1))

Semaine 42 : 32km en 3h51mn46s
- lun : 8km en 1h (vs 24h (14/1))
- mer : 8,2km en 1H (vs 24h (14/1))
- sam : 7,9km en 56'11s (vs 24h (14/1))
- dim : 7,9km en 55'35s (vs 24h (14/1))

Semaine 41 :
repos

Semaine 40 : 79,9km en 13h25mn
- mer : 7,9km en 56mn (vs 48h (9/1))
- dim : Trail nocturne Ch'ti Défi 72km en 12h29mn

Semaine 39 : 15,3km en 1h52'23s
- ma : 7,2km en 52mn46s (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,2km en 59'37s (vs 48h (9/1))

Semaine 38 : 39,5km en 4h47'56s
- ma : 7,9km en 57mn29s (vs 48h (9/1))
- mer : 7,9km en 58mn53s (vs 48h (9/1))
- jeu : 7,9km en 56mn47s (vs 48h (9/1))
- sam : 7,9km en 57mn32s (vs 48h (9/1))
- dim : 7,9km en 57mn15s (vs 48h (9/1))

Semaine 37 :
repos

Semaine 36 : 338,73km en 5 jours
- lun : 2ème des 6 jours de Goteborg
- ma : 3ème des 6 jours de Goteborg
- mer : 4ème des 6 jours de Goteborg
- jeu : 5ème des 6 jours de Goteborg
- ven : 6ème des 6 jours de Goteborg

Semaine 35 : 114,1km
- ma : 7,1km en 51mn (vs 48h (9/1))
- ven : 7km en 50'42s (vs 48h (9/1))
- dim : 1er des 6 jours de Goteborg : (100 km)

Semaine 34 : 79,7km en 9h48mn46s
- ma mi : 7,7km en 55'13s (vs 48h (9/1))
- ma soir : 9,4km en 1h11'32s (vs 48h (9/1))
- mer : 8,3km en 59'12s (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8,1km en 59mn (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 9,7km en 1h14'25s (vs 48h (9/1))
- sam : 18,3km en 2h16'24s (vs 48h (9/1))
- dim : 18,3km en 2h13 (vs 48h (9/1))

Semaine 33 : 92km en 10h59mn
- ma mi : 10km en 1h12mn (vs 48h (9/1))
- ma soir : 9,4km en 1h9'18s (vs 48h (9/1))
- mer : 9,8km en 1h11'40s (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 9,8km en 1h10'40s (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 9,8km en 1h12mn (vs 48h (9/1))
- sam : 17km Montée de la Fourchotte en 1h52mn
- dim ma : 18,3km en 2h11'14s (vs 48h (9/1))
- dim am : 8km en 1h (vs 48h (9/1))

Semaine 32 : 33km en 4h
- ma : 8,3km en 59mn (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,5km en 1h1'30s (vs 48h (9/1))
- sam : 8,1km en 1h (vs 48h (9/1))
- dim : 8,1km en 1h (vs 48h (9/1))

Semaine 31 : 76,7km en 9h21mn
- ma : 8,2km en 59mn30s (vs 48h (9/1))
- mer : 8,3km en 1h (vs 48h (9/1))
- ven : 10,7km en 1h18mn16s (vs 48h (9/1))
- sam ma : 16,7km en 2h (vs 48h (9/1))
- sam am : 14,6km en 1h47'31s (vs 48h (9/1))
- dim : 18,2km en 2h15'32s (vs 48h (9/1))

Semaine 30 : 74,1km en 8h54'08s
- lun : 8,4km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- ma : 8,3km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,1km en 58'30s (vs 48h (9/1))
- ven : 8,3km en 59mn (vs 48h (9/1))
- sam ma : 8,8km en 1h3mn (vs 48h (9/1))
- sam am : 8,8km en 1h5'39s (vs 48h (9/1))
- dim ma : 14,6km en 1h44'16s (vs 48h 9/1))
- dim am : 8,8km en 1h4'44s (vs 48h (9/1))

Semaine 29 : 40,7km en 4h57'30s
- lun : 8km en 1H (vs 48h (9/1))
- ma : 8,3km en 1H (vs 48h (9/1))
- mer : 8,3km en 1H (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,3 km en 1H (vs 48h (9/1))
- sam : 7,8km en 57'30s (vs 48h (9/1))

Semaine 28 : 20,4km en 2H26lb
- mer :5,5km en 40mn (vs 48h (9/1))
- ven : 6,4km en 46mn (vs 48h (9/1))
- dim : 8,5km en 1H (vs 48h (9/1))

Semaine 27 : 237,9 km en 48H27mn
- ma : 7,9km en 57mn (vs 48h (9/1))
- jeu, ven, et sam : Intégrale du Riquet (228 km)

Semaine 26 : 34,1km en 4h5mn
- ma : 8,4km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,4km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- sam : 8,5km en 1h1mn (vs 48h (9/1))
- dim : 8,9km en 1h5mn (vs 48h (9/1))

Semaine 25 : 78,5km en 9h48'09s
- ma mi : 8,2km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- ma soir : 10,4km en 1h17mn (vs 48h (9/1))
- mer : 8,1km en 59mn (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8,5km en 1h (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 10,4km en 1h17mn (vs 48h (9/1))
- sam : 18,4km en 2h30mn (Trail d'Evry en partie)
- dim : 14,6km en 1h45'39s (vs 48h (9/1))

Semaine 24 : 117,9km en 14h42mn
- ma : 11km en 1h20mn (vs 48h (9/1))
- mer ma : 18,2km en 2h15'50s (vs 48h (9/1))
- mer am : 14,4km en 1h49'42s (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8km en 58'30s (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 8,2km en 1h (vs 48h (9/1))
- ven : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- dim : 50km de Paris en 6h18'36 (32 tours de 1590m)

Semaine 23 : 113,7km en 14h
- lun ma : 18,3km en 2h15mn (vs 48h (9/1))
- lun soir : 13,8km en 1h41mn (vs 48h (9/1))
- mer : 11,6km en 1h26mn (vs 48h (9/1))
- jeu : 10,1km en 1h14mn (vs 48h (9/1))
- sam ma : 18,2km en 2h15mn (vs 48h (9/1))
- sam am : 14,6km en 1h48mn (vs 48h (9/1))
- dim : 27,1km en 3h21mn (vs 48h (9/1))

Semaine 22 : 45,2km en 5h32mn
- ma : 7,9km en 57mn (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,1km en 58mn (vs 48h (9/1))
- sam : 14,6km en 1h50mn (vs 48h (9/1))
- dim :14,6km en 1h47mn (vs 48h (9/1))

Semaine 21 : 110km en 14h3'30s
- ma mi : 8,2km en 1h (vs 48h (9/1))
- ma soir : 9km en 1h7mn (vs 48h (9/1))
- mer : 8km en 58mn (vs 48h (9/1))
- jeu ma : 16,8km en 2h (vs 48h (9/1))
- jeu am : 14,6km en 1h47mn30s (vs 48h (9/1))
- sam : 6h Villennes sur Seine 43,2km
- dim : 10,2km en 1h11mn (vs 48h (9/1))

Semaine 20 : 100,5km en 12h29mn30s
- ma mi : 8,1km en 59mn (vs 48h (9/1))
- ma soir : 8km en 1h (vs 48h (9/1))
- mer : 19,8km en 2h30 (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 5,4km en 40'30s (vs 48h (9/1))
- sam ma : 11,6km en 1h25mn (vs 48h (9/1))
- sam am : 11,4km en 1h25mn (vs 48h (9/1))
- dim : 28,1km en 3h30mn (vs 48h (9/1))

Semaine 19 : 40km en 5H4mn
- ven : 11,8km en 1h32mn (vs 48h (9/1))
- sam : 13,7km en 1h43mn (vs 48h (9/1))
- dim : 14,5km en 1h49mn (vs 48h (9/1))

Semaine 18 : 138km en 24H58
- mer : 7,8km en 58mn (vs 24h (14/1)
- ven/sam : 24H de Séné : 130,2km

Semaine 17 : 24,7km en 3H
- ma : 8km en 58mn3Os (vs 24h (14/1)
- mer : 8,8km en 1H3mn (vs 24h (14/1)
- dim m: 8km en 59mn (vs 24h (14/1)

Semaine 16 : 68km en 8h15mn
- lun : 13,7km en 1h39mn (vs 24h (14/1)
- mer : 18km en 2h11'55s (vs 24h (14/1)
- ven : 8,2km en 58'20s (vs 24h (14/1)
- sam : 13,7km en 1h39mn (vs 24h (14/1)
- dim : 14,5km en 1h46'45s (vs 24h (14/1)

Semaine 15 : 60,2km en 7h14'50s
- lun : 8,3km en 58'50s (vs 24h (14/1)
- mer : 17,2km en 2h6mn (vs 24h (14/1)
- ven : 8km en 57mn (vs 24h (14/1)
- sam : 13,7km en 1h38mn (vs 24h (14/1)
- dim : 13km en 1h35mn (vs 24h (14/1)

Semaine 14 : 42,1km en 5h7'44s
- ma : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1)
- me : 8,3km en 1'0'30s (vs 48h (9/1)
- ven : 8,1km en 59'50s (vs 48h (9/1)
- sam : 8,8km en 1h3'54s (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1h (crawl et dos crawlé) + 8,8km en 1h4mn (vs 48h (9/1)

Semaine 13 : 8,4km en 1h4mn
- sam : 4,2km en 32mn (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1h (crawl et dos crawlé) + 4,2km en 32mn (vs 48h (9/1)

Semaine 12 : 228km en 49h57'28s
- lun : 8,1km en 59'28s (vs 48h(9/1)
- mer : 7,9km en 58' (vs 48h (9/1)
- ven, sam et dim : 48H de Brno (212,1km)

Semaine 11 : 23,6km en 2h51'27s
- ma : 7,8km en 57mn (vs 48h (9/1)
- sam : 7,9km en 56'45s (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1050m en 60mn(crawl et dos crawlé) + 7,9km en 57'42s (vs 48h (9/1)

Semaine 10 : 44,8km en 5h32
- ma : 7km en 52'50s (vs 48h (9/1)
- jeu : 7,6km en 57'33s (vs 48h (9/1)
- ven : 7,6km en 56'19s (vs 48h (9/1)
- sam : 11,5km en 1h25'20s (vs 48h (9/1)
- dim : 11,2km en 1h20 (vs 48h (9/1)

Semaine 9 : 39,4km en 4h51'10s
- lun : 4,2km en 31'40s (vs 24h (14/1)
- ma : 4,7km en 36' (vs 24h (14/1)
- mer : 6,8km en 49' (vs 24h (14/1)
- ven : 7,9 km en 57mn (vs 24h (14/1)
- sam : 7,9km en 59 mn (vs 24h (14/1)
- dim : 7,9km en 58'30s (vs 48h (9/1)

Semaine 8 :
- rien du tout douleur au genou bloquante + piscine fermée

Semaine 7 :
- rien du tout douleur au genou bloquante
- dim : piscine 1150m en 60mn(brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl)

Semaine 6 : 35,6km en 4H15mn
- mer : 9,2km en 58mn (20mn end - + 2x 9x45/30 vma - 20mn endurance)
- jeu : 10,6km en 1H20mn (vs 24h (14/1)
- sam : 7,9km en 58mn (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 45mn(brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) suivi de 7,9 km en 59mn (vs 24h (14/1)

Semaine 5 : 80,1km en 9h
- ma : 9,7km en 1h (20mn end - + 2x 8x45/30 vma - 20mn endurance)
- mer : 12,3km en 1h30mn (vs 24h (14/1)
- ven : 9,5km en 58mn (10mn end +3x12mn à 11km/h + 10mn endurance)
- sam ma : 14,2km en 1h32 (20mn end + 20/15/10mn à 10km/h - réc 1'30s) + 20mn endurance
- sam am : 13,5km en 1h30 vs 100km (19/1) 9km/h -
- dim : piscine 1,250km en 60mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) suivi de 21km en 2h30 (vs 24h (14/1)

Semaine 4 : 27,4km en 3h4
- ma : 9,3km en 1h (20mn end - + 10x30/30 vma - 30mn endurance)
- sam : 9,3km en 1h (15mn end + 15mn à 11km/h + 30mn endurance)
- dim : piscine 1,150km en 60mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) + 8,8km en 1h3'50s (vs 24h (14/1)

Semaine 3 : 75,7km en 9h
- ma : 9km en 1h (20mn end - 8x45/30 vma (1'30 récup) + 10x30/30 vma - 20mn récup)
- mer : 11,5km en 1h28'30s (vs 24h (14/1)
- sam ma : 17,8km en 2h00'30s (20mn end + 2x15mn à 10km/h) + 1h (vs 24h (14/1)
- sam am : 16,7km en 2h (15mn endurance + 2 x 14mn à 9km/h - + 1h15 (vs 24h (14/1))
- dim : piscine 1,050km en 50mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +20,8km en 2h31mn (vs 24h (14/1)( dont 3 accélérations de 8mn -

Semaine 2 : 67,2km en 8h3mn
- ma : 8,5km en 57mn (20mn end - 2x 10x30/30- 20mn récup)
- mer : 11,6 km en 1h24 (vs 24h (14/1)
- jeu : 10,6km en 1h10 (20mn end - 4x6mn accélérations (récup 1'30s) - 10mn récup) -
- sam ma : 8,8km en 1h4 (vs 24h (14/1)
- sam am : 7,9km en 59mn (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 1km en 46mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +20,4km en 2h29mn (vs 24h (14/1)

Semaine 1 : 60,5km en 7h
- mer : 8,9km en 59mn (15mn end - 2x 9x30/30- 20mn récup) -
- jeu : 11,6km en 1h25 (vs 24h (14/1)
- sam ma : 13,8km en 1h30 (20mn end - 6x4mn entre 11,7 et 12km/h (récup 1'30s) - 40mn récup) -
- sam am : 8km en 1h (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 1km en 46mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +18,3km en 2h7mn (20mn end + 3x10mn de 10,3 à 10,5km/h) + 1h (vs 24h (14/1)

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 08:26

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 03:14

Compte-rendu No Finish Line 2008

Cette année, les choses se sont présentées moins facilement que l'année dernière. Je n'ai trouvé un sponsor qu'au dernier moment en réussissant à intégrer l'équipe Noène et je n'ai pas réussi à obtenir ma journée du vendredi qui précède la course en congé. Je n'ai pu poser que deux heures et donc j'ai réservé le train de 15h45 avec changement à Nice et arrivée prévue vers 22h30 à Monaco.

Trajet stressant : le métro avait un problème et au lieu de mettre 20mn pour rejoindre la gare de Lyon en a mis 45. Je suis arrivée in-extremis pour ne pas rater le train (ouf). Arrivée à Nice, pas de correspondance, la SNCF locale était en grève. Je le savais Tonio m'avait envoyé un sms pour me prévenir juste avant que je quitte le bureau. Coup de chance (si on peut dire) un bus avait été prévu en remplacement à Nice pour rejoindre Monaco vers 22h45. Ca m'a laissé largement le temps d'admirer la faune locale des jeunes autour de la gare de Nice en train de faire la manche ou de se shooter (pas beau à voir). 23h départ de Nice en car et arrivée à Monaco vers minuit. Me voilà enfin sur place. J'suis pas si nulle que ça j'ai retrouvé le port malgré les aléas d'une arrivée pas au même endroit que les années précédentes. Montage de la tente, gonflage du matelas et au padhoc. Il fait 18° à minuit ça augure bien pour les prochains jours. Las, excitation du voyage et bruit des bateaux voisins, je n'arrive pas à fermer l'oeil de la nuit. J'ai du dormir à tout casser 2 heures. Pas terrible ça pour démarrer un 8 jours où je vais très peu dormir.

A 8h je suis déjà debout et après avoir dit bonjour aux lève-tôt de service, pour m'occuper je décide d'aller au Carrefour local faire mes courses pour la semaine. La matinée passe vite de cette façon. Je tente de dormir 1 heure en fin de matinée mais n'y parvient pas.

L'heure du départ approche. Nous sommes peu sur les 8 jours cette année et la concurrence féminine encore moins nombreuse. Annick la bretonne et Eirini la jeune Grecque qui accompagne son mari et s'est inscrite sur place sont les deux seules féminines susceptibles de me disputer la première place. Cela ne veut pas dire que je vais finir première pour autant car ces derniers mois n'ont pas été tout seul côté entraînement (fatigue, démotivation, douleurs aux genoux récurrentes font que j'ai très peu couru et sans envie ces derniers temps) et je ne sais pas du tout comment vont se passer ces 8 prochains jours si je n'arrive pas à me trouver de bonnes raisons pour me motiver. Les objectifs que je me suis fixée me semblent très difficiles à atteindre. De plus Annick a autant de chance que moi, sinon plus au vu de ma forme, d'être la première de cette édition.

Il fait beau même si le fond de l'air est assez frais. A 14h je pars donc en short. Celà devrait aller, tout au moins au début. Il y a beaucoup de monde sur le parcours, avec les autochtones, et comme d'habitude, beaucoup partent comme des fusées. C'est la particularité de la course, ouverte à tous, donc énormément de monde à certains moments et plus que quelques personnes la nuit. Mes craintes se confirment. Je ne suis déjà pas, en temps normal une fusée, mais là je ne peux en douter, je me traîne. Je n'ai pas de jambes. Ou plutôt si j'en ai parce que je les sens bien, lourdes et pas visiblement heureuses d'être là à tourner en rond et mes genoux sont récalcitrants et douloureux.. Les premières 24h sont très difficiles. Puis l'illumination sans doute. Je me décide à aller mettre mes manchons booster et mes protections pour les genoux et là d'un coup ça va aller beaucoup mieux tout du moins côté jambes et genoux. Que n'y ais-je penser plus tôt !!! Du coup je les garderai jusqu'au bout des 8 jours de la course. C'est pas vraiment esthétique. Ca vous donne un look d'enfer, mais l'essentiel c'est que ce soit efficace.

Les premières 24h sont passées. J'ai reçu plein de sms d'encouragements (merci à tous). Ainsi que je m'y attendais au vu de mon début de course, mon premier objectif, qui était de faire mieux que l'année dernière (193km) sur les premières 48h est à l'eau. Il en manque une dizaine pour faire le compte. Bon c'est pas grave, je vais essayer de faire mieux sur le deuxième, qui est de dépasser les 482 km de l'année dernière sur les 6 premiers jours. Pour m'occuper l'esprit et éviter la démotivation, j'observe les autres concurrents (Tonio semble en très grande forme, Annick me suit d'assez près, Eirini court avec son mari qui a pour objectif de faire plus de 900km, et donc à plus de 10km/h, mais s'arrête souvent. Elle a une super allure mais je crains pour elle que cela ne la mène tout droit à la blessure comme Sharon l'année dernière venue pour battre le record du monde. Si elle tient elle a des chances de faire un carton.

Afin de me booster, j'essaye de m'accrocher à Annick et nous prenons à tour de rôle pendant quelques jours la première place en tant que féminine ; en général, le soir c'est elle qui est devant et le matin, c'est moi même si c'est de peu. Mais Annick n'a pu malheureusement rester jusqu'au bout. Au bout de 5 jours, elle a arrêté pour rentrer chez elle. Dommage car elle faisait une très belle course. Me revoilà seule en tête puisque Eirini s'est blessée et ne peut plus courir et que les autres féminines sont assez loin derrière.

Malgré mes efforts, je ne parviendrai pas non plus cette année à faire mieux que l'année dernière que ce soit sur le 6 jours ou même les 8 jours. Je n'arriverai pas, malgré les très nombreux encouragements reçus par sms (merci à tous) à rattraper le retard pris en début de course. Tant pis, la motivation manque sérieusement et le froid aidant, je lâche prise sur mon dernier objectif ; je finis la dernière nuit bien au chaud dans mon duvet sous la tente où il fait nettement meilleur que dehors et la dernière journée je cours en dilettante après avoir été me gaver de pains au chocolat dans le centre ville. C'est pas sérieux n'est ce pas ??

Cette année 2008 aura été moyenne en termes de résultats. J'essaierai de faire mieux en 2009 en espérant que mes genoux voudront bien me laisser tranquille afin que je puisse retravailler un peu ma vitesse et remonter ma vma qui a pris une sérieuse claque ces deux dernières années.

Merci à tous ceux qui m'ont encouragé tout au long de cette épreuve (et notamment Ema) et à bientôt j'espère sur une autre épreuve.

Bravo à tous les participants et surtout à Alex qui a comme d'habitude fait merveille sur la course et a battu brillamment le record de l'épreuve. Dommage qu'il n'ait pas bénéficié du même cérémonial de fin de course que l'année précédente avec le drapeau monégasque. Sa performance aurait été davantage mise en valeur.

Et n'oublions pas l'essentiel qui était de parcourir le maximum de kilomètres pour récolter beaucoup d'argent pour soigner des enfants malades. Et ce pari fut, comme chaque année brillamment remporté.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 01:19

Modifié le mardi 30 décembre 2008 01:19

Suivi no finish Line 2008 (du 15 au 23 novembre 2008)

___________________________________________________________________________
kilométrages : Parrain/e : Date et heure début : Date et heure fin
___________________________________________________________________________

- kms 000 à 025 : Caliméro
- kms 026 à 050 : Walaby
- kms 051 à 075 : Yayoun
- kms 076 à 100 : Caroux434
- kms 101 à 125 : Ema
- kms 126 à 150 : Ronchon
- kms 151 à 175 : Chantal
- kms 176 à 200 : Cagouille2-turbo
- kms 201 à 225 : Elisa Fille de Soul94
- kms 226 à 250 : Pat71
- kms 251 à 275 : Tot
- kms 276 à 300 : MissTot
- kms 301 à 325 : Soul94 et Emmanuel
- kms 326 à 350 : Devegan
- kms 351 à 375 : Langevine
- kms 376 à 400 : Eric74
- kms 401 à 425 : Patate
- kms 426 à 450 : MomoVH3
- kms 451 à 475 : Jojo57
- kms 476 à 500 : Cagouille-2-turbo
- kms 501 à 525 : Eric14
- kms 526 à 550 : Soul94
- kms 551 à 575 : Colimaçon
- kms 576 à 600 : Ema
- kms 601 à 625 : Diogène
- kms 625 à 650 : Ronce et Kristoff
- kms 650 et plus : Tous

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 08:00

Modifié le samedi 06 décembre 2008 04:55

Compte-rendu 24h arcueil - 2 et 3 octobre 2008

Et encore un 24h raté (mauvaise année sur 24h), 127km de comptabilisé. Des problèmes de comptages de tour.
Ca a bien marché pendant une soixante de kms et puis après la bérézina. Je m'en suis aperçu car je voulais marquer sur une feuille mes temps de passage tous les 10km. Aussi j'avais pris 6 petits elastiques que je faisais glisser sur mes doigts (une main et 5 doigts pour faire 2km) et 5 doigts de l'autre main pour faire 10km. C'était super. Ca a marché impec jusqu'au 60ème km. Et puis après, il m'a manqué systématiquement des tours. Le premier coup j'ai pensé c'est moi qui me suis trompée et j'ai accentué mon attention au comptage mais ça été de pire en pire. En moyenne, un tour de perdu tous les 5 tours. Ca m'a tellement perturbée que j'ai totalement baissé les bras et l'envie de me défoncer est parti.
Avec du recul, j'aurai dû continuer à comptabiliser et à marquer mes temps tous les 10km et n'ont ceux donné par mon pointeur, mais je ne l'ai pas fait. Tant pis pour moi.
De plus il a fait très froid, pluvieux et venteux toute la nuit et sur le matin j'ai trouvé moyen de faire une hypothermie. Il s'en ait fallu de peu que la sécurité routière ne m'embarque pour l'hopital local. Il a fallu que je signe une décharge validée par Philippe et Mireille, les deux organisateurs de la course pour y échapper
Loin de moi l'idée de critiquer les pointeurs. Ils sont peu nombreux et se sont gelés pendant 24heures pour compter nos tours. C'est remarquable et mérite beaucoup de remerciements. Mais est-il possible pour un pointeur de maintenir son attention pendant 24h pour suivre un ou deux coureurs au milieu d'une trentaine qui passent toutes les 3 à 5mn devant lui ? Il faudrait certainement que ceux-ci soit remplacés toutes les deux heures et cela n'est certainement pas facile à organiser car il faudrait énormément de monde. La puce est quand même une grande évolution de ce point de vue là avec très peu de risques de panne.

Donc merci aux organisateurs qui ont été disponibles et super gentils tout au long de la course et merci à tous les pointeurs, bénévoles, ostéo et personnes de la sécurité routière qui se sont mis en quatre pour 35 fous du bitume.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 08:43