Intégrale du Riquet (240km non stop) - 2/3/4 juillet 2009

ça y est. L'heure du départ approche. Stress..... :D

C'est super j'ai plein d'accompagnateurs vélo $) , ça va être grandiose : Christophe dit "Grandware" et Christine dite "Chris78" + Pierrot 34 + Michel de Toulouse, si j'arrive pas au bout avec autant de monde à me motiver c'est la fin de tout.

Superbe épopée en perspective :) dont le seul objectif est d'arriver au bout (Marseillan/Toulouse en suivant le canal du midi) tout en tenant le plus loin possible de nous les barrières horaires. Des ravitos liquides environ tous les 30km et un seul ravito solide au 124ème (lieu de la fameuse barrière à ne pas se prendre en pleine poire) : 20h pour y arriver.... et 48h pour arriver à Toulouse sans avoir fondu au soleil....

De nombreux coureurs à rencontrer dont Bruno, Bernard, Hervé, Martine..... tout au moins avant le départ et après l'arrivée, vu que leur objectif n'a rien à voir avec le mien. :$
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# Posté le mardi 30 juin 2009 08:32

Compte-rendu 48H de Brno 2009

Que de péripéties pour aller à cette course à laquelle je suis inscrite depuis le mois de décembre ! J'ai bien cru pendant quelques semaines que c'était cuit et que je ne pourrais m'y rendre.
Après quelques semaines d'entraînement correct mais perturbé par la neige qui ne voulait pas fondre, voilà que mon genou se bloque et que je découvre, suite à des radios, que je souffre sans le savoir de "dysplasie rotulienne". Ca me fait une belle jambe (ou plutôt de beaux genous !) car ça ne règle pas mon problème. Je ne peux plus courir et monter les escaliers représentent une galère journalière extrêmement désagréable.

Le 48h semble être à mettre au rayon des "à oublier" et je commence à me poser la question si je ne ferais pas mieux d'annuler mon inscription au 24h de Séné :((
Après avoir lu tout ce que j'ai pu trouver sur mon cas sur internet (merci Google), je m'achète des genouillères rotuliennes et commence mes séances de kiné (qui ne consiste pour l'instant qu'à des électrodes ou des cataplasmes d'argile qui sont sensés supprimer l'inflammation. Malgré les inflammatoires, la douleur ne veut pas s'en aller aussi facilement que je le souhaiterais. Deux semaines entières sans pouvoir courir, la galère complète.

Au bout de deux semaines, les nouveaux anti-inflammatoires commençant à faire de l'effet, je reprends très doucement l'entraînement avec les genouillères. C'est pas de la tarte, je n'avance plus et la douleur est toujours là. Il faut pourtant que je prenne une décision. J'y vais ? j'y vais pas ? j'y vais ? j'y vais pas. ? A quoi bon si je ne peux pas courir correctement et qu'au bout de quelques heures je risque de ne plus pouvoir courir du tout. Je change d'avis tous les deux jours et la dernière semaine me décide enfin pour tenter quand même ma chance,

Oublié l'objectif initial qui était de tenter de faire les pré-requis pour l'Intégrale du Riquet et donc d'essayer de passer les 120 premiers kilomètres en moins de 20 heures. Déjà si je peux courir sans souffrir ça sera déjà pas mal au vu des dernières semaines. Donc pas d'objectif kilométrique. Je verrai sur place en fonction des sensations. Le but sera juste de voir si je dois faire également une croix sur Séné ou si l'espoir est permis.

Comme les ennuis vont souvent de pair, je découvre quelques jours avant de partir que le jour où je suis censé prendre l'avion est un jour de grève. Le stress continue donc jusqu'à ce que je découvre sur un site internet qu'on peut se faire envoyer un sms de confirmation de vol le jour J. ok c'est enregistré. Au moins j'ai une chance de ne pas aller à Orly pour rien.

La veille de la course arrive. Je rentre du boulot à 19h15 et prépare mes affaires vite fait mal fait juste avant de me coucher. et ne vérifie mes papiers que le lendemain matin. Et là, catastrophe, nouveau stress, impossible de mettre la main sur ma carte d'identité. Recherche dans tous les coins, vidage complet du sac, las.... rien.
Panique à bord ! Il est 8h30, j'ai le kiné prévu à 10h30 et mon avion à 13h15.

Après avoir cherché partout en vain, complètement stressée, j'appelle le commissariat qui me dit d'aller faire une déclaration de perte à la mairie et que la déclaration serait valable, en théorie une semaine pour prendre un vol. Je me précipite à la mairie qui ne veut pas me faire ledit papier au motif que je n'ai pas d'acte de naissance sur moi. Damned !!!! - Après avoir parlementé, l'employé de la mairie finit par me le faire. Sur le papier est écrit qu'il ne fait pas office de pièce d'identité ! J'arrive chez le kiné, toujours aussi stressée, et après quinze minutes d'attente, le kiné n'étant toujours pas arrivé, je renonce et rentre à la maison espérant qu'un miracle va se produire et que je vais retrouver cette foutue carte d'identité. Cloclo m'a bien "remonté le moral" en me disant que je ferais mieux de renoncer à mon voyage, devant autant de signes négatifs. Nouvelles recherches, toujours vaines, et, au moment de me chausser pour partir, je cherche toujours si c'est à mon boulot que je l'ai laissé en voulant en faire une photocopie et là, le miracle se produit. Je me souviens que j'en ai fait un scan il y a quelques jours pour envoyer justificatif de mon identité par internet. Je me précipite vers mon imprimante, soulève anxieusement le capot et ........ la carte d'identité est là. :))) Merci mon Dieu.

Après tant d'ennuis, ça ne peux qu'aller mieux. :)) - (Je croise les doigts.) - Il est temps de partir et si les dieux sont enfin avec moi à réussir à avoir mon avion pour Vienne. J'ai prévu de partir en voiture et de me garer à Orly pendant les 4 jours sur un parking "longue durée". Après avoir raté par deux fois la direction dudit parking, me voilà enfin garée à Orly, légèrement en retard sur mes prévisions, mais bien là. Je prends la navette, fais enregistrer ma valise après avoir vérifié que mon vol fait bien partie des veinards qui décollent (presque tous ceux de l'après-midi sont marqués annulés) et contre toute attente vu que je suis sensée être en retard c'est moi qui attend. L'avion est annoncé avec 15mn de retard - Rien de grave, l'essentiel est qu'il parte.

Fin du suspens, le décollage a bien lieu avec 1/2 heure de retard. Arrivée à Vienne. Il fait un froid de canard, il a neigé il y a peu et je suis partie en sweat-shirt, petite navette pour aller à la gare puis direction le guichet pour prendre le billet de train. Il est 17h15 et le train vient juste de partir, le prochain est à 19h - grhhhhhhh - Heureusement que j'avais pas réservé à l'avance par internet. L'année dernière j'étais arrivée beaucoup plus tôt dans la journée et j'avais pris le billet de train aller à Vienne et le billet retour à Brno et curieusement c'était moitié moins cher à Brno !!!! Aussi je pensais faire la même chose cette année mais vu que je dois arriver à Brno à 20h30 et en repartir le lundi vers 6h30 je préfère assurer et prendre également le retour à Vienne. Presque deux heures à attendre..... J'en profite pour manger et acheter quelques boissons dans les magasins de la gare. Puis direction le train, beaucoup de places libres, je peux m'étaler. N'ayant pas pris de veste, je suis obligée de mettre tous mes tee-shirt et sweat prévus pour la course l'un par dessus l'autre. Arrivée à Brno à 20h30, je prends le tramway vers l'hôtel, cette fois ci dans le bon sens. L'année dernière j'étais partie dans le mauvais sens et avais du faire demi-tour en court de route. L'accueil des coureurs à l'hôtel est prévu en théorie jusqu'à 21h et c'est à 21h30 bien sonnée que j'arrive, la bouche en coeur. Heureusement, il y a encore quelqu'un qui se précipite sur moi en me demandant si je suis la Française. Je suis attendue on dirait. Pour le repas au "restaurant" c'est trop tard, la gentille demoiselle me propose de me servir dans ce qu'elle a ramené pour les organisateurs. Merci beaucoup. Mais je suis trop fatiguée et j'ai pas très faim, le grignotage tourne court.

Ma colocataire étant déjà dans la chambre, quelqu'un m'accompagne pour m'ouvrir la porte et je peux enfin m'allonger. Ouf. Effectivement nous sommes deux dans la chambre et la deuxième ronfle certainement depuis longtemps. Entre deux périodes de ronflement je finis par m'endormir. Je n'ai vu encore aucun coureur (hormis ma dormeuse qui n'est pas la même que l'année dernière.

Vendredi matin : direction le petit déjeuner. Je fais enfin connaissance avec les autres concurrents. Saïd est présent toujours aussi gentil en préparation de Surgères et un couple de toulousains (père et fille). Après déjeuner, nous prenons avec tout notre barda la direction du complexe où nous allons tourner pendant 48heures. Arrivée dans les premiers wagons, je m'installe à la place que je suppose être prévue pour moi, les autres étant déjà toutes occupées ou marquées avec des noms. Il en reste plus qu'une avec rien d'écrit dessus. Je m'apercevrais après que les noms des concurrents sont écrit sur les chaises et non sur la table. Je suis bien au bon endroit. Je choisis un matelas assez dur parmi ceux restants à notre disposition car l'année dernière j'étais tombée sur un extra mou très désagréable. Mes toulousains arrivent et s'installent à mes côtés. L'organisateur a prévu deux coureurs par table et les a placé comme l'année dernière en tenant compte de la langue parlée.

L'installation terminée, nous discutons. Rémi le Toulousain semble très motivé. C'est son premier 48h et il s'est préparé aux "petits oignons". Sa fille, qui va l'assister pendant la compétition me propose très gentiment de faire la même chose pour moi. Il a bien de la chance Rémi d'avoir une fille aussi charmante et aussi gentille, car elle aura été pendant ces 48heures aux petits soins pour son père et m'aura également beaucoup aidé au détriment de son repos personnel, qui par voie de conséquence va se réduire à pas grand chose. Merci à elle.

Au vu des circonstances, ma course se déroule dans des conditions correctes. Par précaution, je suis partie très doucement, mes objectifs kilométriques de départ ayant été abandonnés bien avant mon arrivée à Brno. Je pense que j'aurai pu faire plus de kilomètres. A plusieurs reprises, je me suis dit que je pouvais chercher mon kilométrage de l'année dernière, mais dans ma tête je n'étais plus programmée pour et peut être en arrière plan la crainte que la douleur n'arrive m'a t-elle retenue. Ca n'a pas d'importance. L'essentiel était ailleurs. J'arrivais à courir, sans douleur particulière avec mes genouillères et je pouvais espérer aller à Séné en mai sans trop de galère. Seul aléa : pendant les premières 24h, plusieurs coureurs dont Rémi et moi avons été malade (pb d'estomac).

Petite anecdote : au bout de 24h, j'ai commencé à avoir mal au dos et je suis allée au poste de secours où il y avait une kiné et un toubib, et là j'ai eu droit à des soins assez particuliers. La "kiné" m'a mis de la pommade dans le dos et ensuite m'a mis des ventouses !!!! qu'elle a, pendant 5 bonnes minutes placé puis enlevé à des endroits différents. Comme je ne constatais pas d'amélioration suite à son action, elle a appelé le toubib qui m'a donné...... un anti-inflammatoire....

Rémi s'est comporté brillamment et a explosé ses objectifs. Dan Oralek et Erémina Galina ont gagné avec brio la course. Mais celle qui m'aura le plus marqué est Liszewitz Dagmar, l'allemande, arrivée 3ème féminine. Partie à la même vitesse que moi, elle courait au milieu de la piste pour ne pas gêner les autres coureurs et c'est son compagnon qui devra lui dire de prendre comme les autres la corde. Elle avait une foulée aérienne qui m'a fait penser à Anne Cécile. Courir lui semblait facile et dans les deuxième 24h quand elle s'est mise à remplacer la course par de la marche, elle semblait toujours aussi alerte, légère et souriante. C'était un plaisir de la voir. Elle a bien mérité sa 3ème place, et elle a, à mon avis, un grand avenir dans ce type de course.

Brno était mon premier ultra programmé de l'année et je suis heureuse d'avoir pu le faire malgré les aléas de ma préparation. J'espère que le prochain Séné, me permettra de chercher une amélioration de mon record sur 24h. Il me reste 5 semaines pour récupérer et faire un peu du kilométrage qui m'aura quand même bien manqué à Brno.




# Posté le samedi 04 avril 2009 13:12
Modifié le dimanche 19 avril 2009 02:36

Prévisions courses 2009

- mars : 48h de Brno : objectif atteint
- 1er et 2 mai : 24h de Séné objectif non atteint
- 24/05 : 6h Villennes sur Seine (entraînement long pour l'intégrale)
- 14/06 : 50 km Paris Vincennes (entrainement long pour l'intégrale)
- 2 juillet : Intégrale de Riquet
- 28/08 : 6 jours de Goteborg


.../...
# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:02
Modifié le vendredi 08 mai 2009 03:03

Entraînement 2009

Semaine 27 :
- ma : 7,9km en 57mn (vs 48h (9/1))
- jeu, ven, et sam : Intégrale du Riquet (240 km)

Semaine 26 : 34,1km en 4h5mn
- ma : 8,4km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,4km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- sam : 8,5km en 1h1mn (vs 48h (9/1))
- dim : 8,9km en 1h5mn (vs 48h (9/1))

Semaine 25 : 78,5km en 9h48'09s
- ma mi : 8,2km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- ma soir : 10,4km en 1h17mn (vs 48h (9/1))
- mer : 8,1km en 59mn (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8,5km en 1h (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 10,4km en 1h17mn (vs 48h (9/1))
- sam : 18,4km en 2h30mn (Trail d'Evry en partie)
- dim : 14,6km en 1h45'39s (vs 48h (9/1))

Semaine 24 : 117,9km en 14h42mn
- ma : 11km en 1h20mn (vs 48h (9/1))
- mer ma : 18,2km en 2h15'50s (vs 48h (9/1))
- mer am : 14,4km en 1h49'42s (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8km en 58'30s (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 8,2km en 1h (vs 48h (9/1))
- ven : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- dim : 50km de Paris en 6h18'36 (32 tours de 1590m)

Semaine 23 : 113,7km en 14h
- lun ma : 18,3km en 2h15mn (vs 48h (9/1))
- lun soir : 13,8km en 1h41mn (vs 48h (9/1))
- mer : 11,6km en 1h26mn (vs 48h (9/1))
- jeu : 10,1km en 1h14mn (vs 48h (9/1))
- sam ma : 18,2km en 2h15mn (vs 48h (9/1))
- sam am : 14,6km en 1h48mn (vs 48h (9/1))
- dim : 27,1km en 3h21mn (vs 48h (9/1))

Semaine 22 : 45,2km en 5h32mn
- ma : 7,9km en 57mn (vs 48h (9/1))
- jeu : 8,1km en 58mn (vs 48h (9/1))
- sam : 14,6km en 1h50mn (vs 48h (9/1))
- dim :14,6km en 1h47mn (vs 48h (9/1))

Semaine 21 : 110km en 14h3'30s
- ma mi : 8,2km en 1h (vs 48h (9/1))
- ma soir : 9km en 1h7mn (vs 48h (9/1))
- mer : 8km en 58mn (vs 48h (9/1))
- jeu ma : 16,8km en 2h (vs 48h (9/1))
- jeu am : 14,6km en 1h47mn30s (vs 48h (9/1))
- sam : 6h Villennes sur Seine 43,2km
- dim : 10,2km en 1h11mn (vs 48h (9/1))

Semaine 20 : 100,5km en 12h29mn30s
- ma mi : 8,1km en 59mn (vs 48h (9/1))
- ma soir : 8km en 1h (vs 48h (9/1))
- mer : 19,8km en 2h30 (vs 48h (9/1))
- jeu mi : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1))
- jeu soir : 5,4km en 40'30s (vs 48h (9/1))
- sam ma : 11,6km en 1h25mn (vs 48h (9/1))
- sam am : 11,4km en 1h25mn (vs 48h (9/1))
- dim : 28,1km en 3h30mn (vs 48h (9/1))

Semaine 19 : 40km en 5H4mn
- ven : 11,8km en 1h32mn (vs 48h (9/1))
- sam : 13,7km en 1h43mn (vs 48h (9/1))
- dim : 14,5km en 1h49mn (vs 48h (9/1))

Semaine 18 : 138km en 24H58
- mer : 7,8km en 58mn (vs 24h (14/1)
- ven/sam : 24H de Séné : 130,2km

Semaine 17 : 24,7km en 3H
- ma : 8km en 58mn3Os (vs 24h (14/1)
- mer : 8,8km en 1H3mn (vs 24h (14/1)
- dim m: 8km en 59mn (vs 24h (14/1)

Semaine 16 : 68km en 8h15mn
- lun : 13,7km en 1h39mn (vs 24h (14/1)
- mer : 18km en 2h11'55s (vs 24h (14/1)
- ven : 8,2km en 58'20s (vs 24h (14/1)
- sam : 13,7km en 1h39mn (vs 24h (14/1)
- dim : 14,5km en 1h46'45s (vs 24h (14/1)

Semaine 15 : 60,2km en 7h14'50s
- lun : 8,3km en 58'50s (vs 24h (14/1)
- mer : 17,2km en 2h6mn (vs 24h (14/1)
- ven : 8km en 57mn (vs 24h (14/1)
- sam : 13,7km en 1h38mn (vs 24h (14/1)
- dim : 13km en 1h35mn (vs 24h (14/1)

Semaine 14 : 42,1km en 5h7'44s
- ma : 8,1km en 59'30s (vs 48h (9/1)
- me : 8,3km en 1'0'30s (vs 48h (9/1)
- ven : 8,1km en 59'50s (vs 48h (9/1)
- sam : 8,8km en 1h3'54s (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1h (crawl et dos crawlé) + 8,8km en 1h4mn (vs 48h (9/1)

Semaine 13 : 8,4km en 1h4mn
- sam : 4,2km en 32mn (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1h (crawl et dos crawlé) + 4,2km en 32mn (vs 48h (9/1)

Semaine 12 : 228km en 49h57'28s
- lun : 8,1km en 59'28s (vs 48h(9/1)
- mer : 7,9km en 58' (vs 48h (9/1)
- ven, sam et dim : 48H de Brno (212,1km)

Semaine 11 : 23,6km en 2h51'27s
- ma : 7,8km en 57mn (vs 48h (9/1)
- sam : 7,9km en 56'45s (vs 48h (9/1)
- dim : piscine 1050m en 60mn(crawl et dos crawlé) + 7,9km en 57'42s (vs 48h (9/1)

Semaine 10 : 44,8km en 5h32
- ma : 7km en 52'50s (vs 48h (9/1)
- jeu : 7,6km en 57'33s (vs 48h (9/1)
- ven : 7,6km en 56'19s (vs 48h (9/1)
- sam : 11,5km en 1h25'20s (vs 48h (9/1)
- dim : 11,2km en 1h20 (vs 48h (9/1)

Semaine 9 : 39,4km en 4h51'10s
- lun : 4,2km en 31'40s (vs 24h (14/1)
- ma : 4,7km en 36' (vs 24h (14/1)
- mer : 6,8km en 49' (vs 24h (14/1)
- ven : 7,9 km en 57mn (vs 24h (14/1)
- sam : 7,9km en 59 mn (vs 24h (14/1)
- dim : 7,9km en 58'30s (vs 48h (9/1)

Semaine 8 :
- rien du tout douleur au genou bloquante + piscine fermée

Semaine 7 :
- rien du tout douleur au genou bloquante
- dim : piscine 1150m en 60mn(brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl)

Semaine 6 : 35,6km en 4H15mn
- mer : 9,2km en 58mn (20mn end - + 2x 9x45/30 vma - 20mn endurance)
- jeu : 10,6km en 1H20mn (vs 24h (14/1)
- sam : 7,9km en 58mn (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 45mn(brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) suivi de 7,9 km en 59mn (vs 24h (14/1)

Semaine 5 : 80,1km en 9h
- ma : 9,7km en 1h (20mn end - + 2x 8x45/30 vma - 20mn endurance)
- mer : 12,3km en 1h30mn (vs 24h (14/1)
- ven : 9,5km en 58mn (10mn end +3x12mn à 11km/h + 10mn endurance)
- sam ma : 14,2km en 1h32 (20mn end + 20/15/10mn à 10km/h - réc 1'30s) + 20mn endurance
- sam am : 13,5km en 1h30 vs 100km (19/1) 9km/h -
- dim : piscine 1,250km en 60mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) suivi de 21km en 2h30 (vs 24h (14/1)

Semaine 4 : 27,4km en 3h4
- ma : 9,3km en 1h (20mn end - + 10x30/30 vma - 30mn endurance)
- sam : 9,3km en 1h (15mn end + 15mn à 11km/h + 30mn endurance)
- dim : piscine 1,150km en 60mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) + 8,8km en 1h3'50s (vs 24h (14/1)

Semaine 3 : 75,7km en 9h
- ma : 9km en 1h (20mn end - 8x45/30 vma (1'30 récup) + 10x30/30 vma - 20mn récup)
- mer : 11,5km en 1h28'30s (vs 24h (14/1)
- sam ma : 17,8km en 2h00'30s (20mn end + 2x15mn à 10km/h) + 1h (vs 24h (14/1)
- sam am : 16,7km en 2h (15mn endurance + 2 x 14mn à 9km/h - + 1h15 (vs 24h (14/1))
- dim : piscine 1,050km en 50mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +20,8km en 2h31mn (vs 24h (14/1)( dont 3 accélérations de 8mn -

Semaine 2 : 67,2km en 8h3mn
- ma : 8,5km en 57mn (20mn end - 2x 10x30/30- 20mn récup)
- mer : 11,6 km en 1h24 (vs 24h (14/1)
- jeu : 10,6km en 1h10 (20mn end - 4x6mn accélérations (récup 1'30s) - 10mn récup) -
- sam ma : 8,8km en 1h4 (vs 24h (14/1)
- sam am : 7,9km en 59mn (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 1km en 46mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +20,4km en 2h29mn (vs 24h (14/1)

Semaine 1 : 60,5km en 7h
- mer : 8,9km en 59mn (15mn end - 2x 9x30/30- 20mn récup) -
- jeu : 11,6km en 1h25 (vs 24h (14/1)
- sam ma : 13,8km en 1h30 (20mn end - 6x4mn entre 11,7 et 12km/h (récup 1'30s) - 40mn récup) -
- sam am : 8km en 1h (vs 24h (14/1)
- dim : piscine 1km en 46mn (brasse, dos crawlé et début apprentissage du crawl) +18,3km en 2h7mn (20mn end + 3x10mn de 10,3 à 10,5km/h) + 1h (vs 24h (14/1)
# Posté le dimanche 04 janvier 2009 08:26
Modifié le mardi 30 juin 2009 03:24

Compte-rendu No Finish Line 2008

Cette année, les choses se sont présentées moins facilement que l'année dernière. Je n'ai trouvé un sponsor qu'au dernier moment en réussissant à intégrer l'équipe Noène et je n'ai pas réussi à obtenir ma journée du vendredi qui précède la course en congé. Je n'ai pu poser que deux heures et donc j'ai réservé le train de 15h45 avec changement à Nice et arrivée prévue vers 22h30 à Monaco.

Trajet stressant : le métro avait un problème et au lieu de mettre 20mn pour rejoindre la gare de Lyon en a mis 45. Je suis arrivée in-extremis pour ne pas rater le train (ouf). Arrivée à Nice, pas de correspondance, la SNCF locale était en grève. Je le savais Tonio m'avait envoyé un sms pour me prévenir juste avant que je quitte le bureau. Coup de chance (si on peut dire) un bus avait été prévu en remplacement à Nice pour rejoindre Monaco vers 22h45. Ca m'a laissé largement le temps d'admirer la faune locale des jeunes autour de la gare de Nice en train de faire la manche ou de se shooter (pas beau à voir). 23h départ de Nice en car et arrivée à Monaco vers minuit. Me voilà enfin sur place. J'suis pas si nulle que ça j'ai retrouvé le port malgré les aléas d'une arrivée pas au même endroit que les années précédentes. Montage de la tente, gonflage du matelas et au padhoc. Il fait 18° à minuit ça augure bien pour les prochains jours. Las, excitation du voyage et bruit des bateaux voisins, je n'arrive pas à fermer l'oeil de la nuit. J'ai du dormir à tout casser 2 heures. Pas terrible ça pour démarrer un 8 jours où je vais très peu dormir.

A 8h je suis déjà debout et après avoir dit bonjour aux lève-tôt de service, pour m'occuper je décide d'aller au Carrefour local faire mes courses pour la semaine. La matinée passe vite de cette façon. Je tente de dormir 1 heure en fin de matinée mais n'y parvient pas.

L'heure du départ approche. Nous sommes peu sur les 8 jours cette année et la concurrence féminine encore moins nombreuse. Annick la bretonne et Eirini la jeune Grecque qui accompagne son mari et s'est inscrite sur place sont les deux seules féminines susceptibles de me disputer la première place. Cela ne veut pas dire que je vais finir première pour autant car ces derniers mois n'ont pas été tout seul côté entraînement (fatigue, démotivation, douleurs aux genoux récurrentes font que j'ai très peu couru et sans envie ces derniers temps) et je ne sais pas du tout comment vont se passer ces 8 prochains jours si je n'arrive pas à me trouver de bonnes raisons pour me motiver. Les objectifs que je me suis fixée me semblent très difficiles à atteindre. De plus Annick a autant de chance que moi, sinon plus au vu de ma forme, d'être la première de cette édition.

Il fait beau même si le fond de l'air est assez frais. A 14h je pars donc en short. Celà devrait aller, tout au moins au début. Il y a beaucoup de monde sur le parcours, avec les autochtones, et comme d'habitude, beaucoup partent comme des fusées. C'est la particularité de la course, ouverte à tous, donc énormément de monde à certains moments et plus que quelques personnes la nuit. Mes craintes se confirment. Je ne suis déjà pas, en temps normal une fusée, mais là je ne peux en douter, je me traîne. Je n'ai pas de jambes. Ou plutôt si j'en ai parce que je les sens bien, lourdes et pas visiblement heureuses d'être là à tourner en rond et mes genoux sont récalcitrants et douloureux.. Les premières 24h sont très difficiles. Puis l'illumination sans doute. Je me décide à aller mettre mes manchons booster et mes protections pour les genoux et là d'un coup ça va aller beaucoup mieux tout du moins côté jambes et genoux. Que n'y ais-je penser plus tôt !!! Du coup je les garderai jusqu'au bout des 8 jours de la course. C'est pas vraiment esthétique. Ca vous donne un look d'enfer, mais l'essentiel c'est que ce soit efficace.

Les premières 24h sont passées. J'ai reçu plein de sms d'encouragements (merci à tous). Ainsi que je m'y attendais au vu de mon début de course, mon premier objectif, qui était de faire mieux que l'année dernière (193km) sur les premières 48h est à l'eau. Il en manque une dizaine pour faire le compte. Bon c'est pas grave, je vais essayer de faire mieux sur le deuxième, qui est de dépasser les 482 km de l'année dernière sur les 6 premiers jours. Pour m'occuper l'esprit et éviter la démotivation, j'observe les autres concurrents (Tonio semble en très grande forme, Annick me suit d'assez près, Eirini court avec son mari qui a pour objectif de faire plus de 900km, et donc à plus de 10km/h, mais s'arrête souvent. Elle a une super allure mais je crains pour elle que cela ne la mène tout droit à la blessure comme Sharon l'année dernière venue pour battre le record du monde. Si elle tient elle a des chances de faire un carton.

Afin de me booster, j'essaye de m'accrocher à Annick et nous prenons à tour de rôle pendant quelques jours la première place en tant que féminine ; en général, le soir c'est elle qui est devant et le matin, c'est moi même si c'est de peu. Mais Annick n'a pu malheureusement rester jusqu'au bout. Au bout de 5 jours, elle a arrêté pour rentrer chez elle. Dommage car elle faisait une très belle course. Me revoilà seule en tête puisque Eirini s'est blessée et ne peut plus courir et que les autres féminines sont assez loin derrière.

Malgré mes efforts, je ne parviendrai pas non plus cette année à faire mieux que l'année dernière que ce soit sur le 6 jours ou même les 8 jours. Je n'arriverai pas, malgré les très nombreux encouragements reçus par sms (merci à tous) à rattraper le retard pris en début de course. Tant pis, la motivation manque sérieusement et le froid aidant, je lâche prise sur mon dernier objectif ; je finis la dernière nuit bien au chaud dans mon duvet sous la tente où il fait nettement meilleur que dehors et la dernière journée je cours en dilettante après avoir été me gaver de pains au chocolat dans le centre ville. C'est pas sérieux n'est ce pas ??

Cette année 2008 aura été moyenne en termes de résultats. J'essaierai de faire mieux en 2009 en espérant que mes genoux voudront bien me laisser tranquille afin que je puisse retravailler un peu ma vitesse et remonter ma vma qui a pris une sérieuse claque ces deux dernières années.

Merci à tous ceux qui m'ont encouragé tout au long de cette épreuve (et notamment Ema) et à bientôt j'espère sur une autre épreuve.

Bravo à tous les participants et surtout à Alex qui a comme d'habitude fait merveille sur la course et a battu brillamment le record de l'épreuve. Dommage qu'il n'ait pas bénéficié du même cérémonial de fin de course que l'année précédente avec le drapeau monégasque. Sa performance aurait été davantage mise en valeur.

Et n'oublions pas l'essentiel qui était de parcourir le maximum de kilomètres pour récolter beaucoup d'argent pour soigner des enfants malades. Et ce pari fut, comme chaque année brillamment remporté.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 01:19
Modifié le mardi 30 décembre 2008 01:19

Suivi no finish Line 2008 (du 15 au 23 novembre 2008)

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kilométrages : Parrain/e : Date et heure début : Date et heure fin
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- kms 000 à 025 : Caliméro
- kms 026 à 050 : Walaby
- kms 051 à 075 : Yayoun
- kms 076 à 100 : Caroux434
- kms 101 à 125 : Ema
- kms 126 à 150 : Ronchon
- kms 151 à 175 : Chantal
- kms 176 à 200 : Cagouille2-turbo
- kms 201 à 225 : Elisa Fille de Soul94
- kms 226 à 250 : Pat71
- kms 251 à 275 : Tot
- kms 276 à 300 : MissTot
- kms 301 à 325 : Soul94 et Emmanuel
- kms 326 à 350 : Devegan
- kms 351 à 375 : Langevine
- kms 376 à 400 : Eric74
- kms 401 à 425 : Patate
- kms 426 à 450 : MomoVH3
- kms 451 à 475 : Jojo57
- kms 476 à 500 : Cagouille-2-turbo
- kms 501 à 525 : Eric14
- kms 526 à 550 : Soul94
- kms 551 à 575 : Colimaçon
- kms 576 à 600 : Ema
- kms 601 à 625 : Diogène
- kms 625 à 650 : Ronce et Kristoff
- kms 650 et plus : Tous
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 08:00
Modifié le samedi 06 décembre 2008 04:55

Compte-rendu 24h arcueil - 2 et 3 octobre 2008

Et encore un 24h raté (mauvaise année sur 24h), 127km de comptabilisé. Des problèmes de comptages de tour.
Ca a bien marché pendant une soixante de kms et puis après la bérézina. Je m'en suis aperçu car je voulais marquer sur une feuille mes temps de passage tous les 10km. Aussi j'avais pris 6 petits elastiques que je faisais glisser sur mes doigts (une main et 5 doigts pour faire 2km) et 5 doigts de l'autre main pour faire 10km. C'était super. Ca a marché impec jusqu'au 60ème km. Et puis après, il m'a manqué systématiquement des tours. Le premier coup j'ai pensé c'est moi qui me suis trompée et j'ai accentué mon attention au comptage mais ça été de pire en pire. En moyenne, un tour de perdu tous les 5 tours. Ca m'a tellement perturbée que j'ai totalement baissé les bras et l'envie de me défoncer est parti.
Avec du recul, j'aurai dû continuer à comptabiliser et à marquer mes temps tous les 10km et n'ont ceux donné par mon pointeur, mais je ne l'ai pas fait. Tant pis pour moi.
De plus il a fait très froid, pluvieux et venteux toute la nuit et sur le matin j'ai trouvé moyen de faire une hypothermie. Il s'en ait fallu de peu que la sécurité routière ne m'embarque pour l'hopital local. Il a fallu que je signe une décharge validée par Philippe et Mireille, les deux organisateurs de la course pour y échapper
Loin de moi l'idée de critiquer les pointeurs. Ils sont peu nombreux et se sont gelés pendant 24heures pour compter nos tours. C'est remarquable et mérite beaucoup de remerciements. Mais est-il possible pour un pointeur de maintenir son attention pendant 24h pour suivre un ou deux coureurs au milieu d'une trentaine qui passent toutes les 3 à 5mn devant lui ? Il faudrait certainement que ceux-ci soit remplacés toutes les deux heures et cela n'est certainement pas facile à organiser car il faudrait énormément de monde. La puce est quand même une grande évolution de ce point de vue là avec très peu de risques de panne.

Donc merci aux organisateurs qui ont été disponibles et super gentils tout au long de la course et merci à tous les pointeurs, bénévoles, ostéo et personnes de la sécurité routière qui se sont mis en quatre pour 35 fous du bitume.
# Posté le samedi 11 octobre 2008 08:43

Compte-rendu course nature "Endurance des Marsouins" - 30km - 20 septembre 2008 -

Pour la course ça a été, j'ai pas fini dernière - Il s'en est fallu de peu car j'en ai doublé que deux (un au 5ème km qui apparemment a abandonné, et l'autre dans le dernier km (ouf l'honneur est sauf) et y'avait pas de barrières horaires donc pas de stress, j'ai pu courir tranquillement comme je le souhaitais.

Ce qui ne m'a pas empêché de me gaméler deux fois

Le parcours n'était pas trop difficile (quelques belles côtes et des sections avec possibilité de bien se tordre les chevilles) mais pas folle je l'ai ai faite en marchant pour limiter les risques. Et à la fin, de l'eau jusqu'aux genoux pendant une centaine de mètres impossible à éviter mais je l'ai ait bien eu j'ai pas mouillé mes chaussures car je l'ai ai enlevé pour passer - résultat pieds bien gadouilleux mais chaussures sèches et les deux derniers kms avec des trucs pas catholiques dans les chaussures

Il a fait très beau et ce fut une après-midi très agréable.
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# Posté le samedi 11 octobre 2008 08:42

Compte-rendu 6 jours d'Antibes

Compte-rendu 6 jours d'Antibes
Nous sommes le 7 en début d'après-midi. Je prends le train pour Antibes chargée comme d'habitude comme un baudet avec deux énormes valises dont une ne contient que le matériel de camping (tente, duvet et matelas pneumatique). Heureusement qu'elles sont à roulettes car même ainsi c'est une galère pour descendre et monter les escaliers des métros et RER. Je transpire presque malgré le temps pourri de la région parisienne. Le voyage se passe bien et à 21h j'arrive à bon port à Antibes avec le soleil pour découvrir que nous étions 4 dans le train avec le même objectif. Nous sommes accueillis par Gégé et Olivier qui nous emmènent gentiment jusqu'au fort Carré, lieu de nos futurs exploits.

C'est une belle soirée, il fait très beau. Ca me change un peu du temps des dernières semaines. Je plante ma tente dans un endroit libre (y'a déjà beaucoup de monde d'installé et les places vont bientôt être dures à trouver).

Il est déjà tard. Un petit bonjour à toutes les personnes déjà présentes que je connais puis recherche d'un branchement pour le micro-onde et repas sur le pouce, il est temps de se reposer jusqu'au lendemain. J'espère pouvoir faire la grasse matinée mais hélas, à 6h30, je suis déjà réveillée et..... il pleut. Cela ne va pas trop nous changer de la région parisienne.

Il va pleuvoir quasiment toute la matinée.... des trombes d'eau qui je m'en rends compte ne vont pas sans inquiéter Gérard, l'organisateur de la course. Pourvu que cela cesse rapidement, que le sol ait le temps de sécher. Je souhaite aller faire quelques courses mais partir vers le centre ville sous la pluie ne me change guère. Je profite d'une accalmie pour partir avec Anisse et miracle, pendant notre virée le soleil revient généreusement nous arroser de ses rayons. Veine tentative de sieste l'après-midi puis départ à 18h sous un grand soleil avec l'incertitude du temps attendu sur les jours suivants et un objectif qui doit me faire oublier mon échec à Brive.

Mes aïeux quelle chaleur pendant six jours, et qui va aller crescendo au fil des jours. Je n'aime vraiment pas ces températures. Et encore, selon les organisateurs, c'est pas vraiment les grosses chaleurs. (pour eux, mais pour moi c'est déjà trop chaud). Au vu de ces conditions climatiques, je privilégie de courir la nuit. Seul bémol, à partir du 2ème jour (ou plutôt de la 2ème nuit) dès que le jour tombe, je commence à avoir le méga coup de pompe. Résultat, je cours une heure et dors 1/2 heure. J'arrive néanmoins à faire une grosse partie de mon kilométrage de nuit. Le jour, dès 9h, il fait tellement chaud que je n'avance plus.

Je n'avance pas bien vite et ai le temps d'admirer les autres concurrents ; Martina (3ème place qui finit 2ème féminine) qui se bat avec rage pour remonter Edith Berces et Cornelia Bullig, Ruth qui ne court que le matin (elle aurait pu à mon avis faire le podium en courant toute la journée), Christophe qui cherche à ne pas se faire remonter par ses poursuivants et qui malheureusement échouera dans son effort, Tonio parti comme d'habitude pour faire son premier tour en tête, Hervé surnommé monsieur 14km/h par les organisateurs, Philippe Emonière toujours souriant et malgré mes efforts toujours devant moi, J. Claude Boulanger (surnommé GdRaid) qui ne s'est presque pas servi de ses batons, Marie-Claude Jeannin qui peine (j'ai mal aux jambes pour elle) surtout les premiers jours, Rudy qui semble à l'aise malgré la chaleur, Anisse qui fait des tours à au moins 15km/h pour se dégourdir les jambes, Annick visiblement en villégiature et tous les autres bien sûr.

Certains courent en couple et sont beaux à voir. Ainsi le mexicain, que sa femme accompagne souvent sur ses tours, May et Alexandre, ainsi que sur le 48h, Babeth et Cyril.

Pendant ce temps là, les jours passent et mon kilométrage a du mal à se faire. Il baisse même de jour en jour, au point que le 5ème jour, je prends conscience que si je veux atteindre mon objectif (dépasser les 482km) il va falloir que je me remue un peu plus la journée, malgré la chaleur. A la fin de la 5ème journée, malgré une petite augmentation de la distance parcourue sur la journée il me reste plus de 80 km à faire pour y parvenir. Ca va être dur, très dur, car hormis les deux premiers jours, je n'arrive plus à faire ce kilométrage journalier.

J'en suis à 402,825km. et il reste 24h à tenir. Il ne faut pas que je flanche. A 18h de l'arrivée, j'en ai fait 416, à 12h de l'arrivée 433,5km. Ca n'avance pas vite car j'ai tellement envie de dormir que je m'arrête sans arrêt. A 6 heures de l'arrivée, je suis à peine à 454km. Il me reste une trentaine de kilomètres à faire si je veux battre mon kilométrage des 6 jours à Monaco en novembre. Et c'est là que Rudy arrive à la rescousse et m'empêche de m'endormir en courant avec moi sur les dernières heures. Il me sera d'une grande aide pour arriver à mon but car en discutant avec quelqu'un on se maintient davantage réveillé. Les 482kms sont enfin atteints à une quinzaine de minutes de la fin et je parviens à en faire deux de plus pour faire bonne mesure..Merci Rudy et bonne chance pour ta course du mois d'août.

Je pars prendre une bonne douche et là surprise la moitié de mes vêtements ont disparu (plus de pantalon, plus de sweet-shirt, plus de veste....). Pour pouvoir rentrer me voilà obligé d'emprunter un pantalon à Hervé. Merci Hervé, tu m'as tiré une fameuse épine du pied.

Remise des récompenses, perçage des méga-ampoules chopées sur le dernier 24h par un autre concurrent très sympa car toublb parti, démontage de la tente, fin de la journée dans le grand flou si ce n'est la tristesse d'avoir vu Christophe partir en ambulance et la joie de l'avoir revu à peu près en forme le lendemain matin avant de reprendre le train. La première place ne sera pas pour cette fois. Bonne récupération Christophe.

Encore beaucoup de beaux souvenirs malgré la chaleur sur cette superbe course où les bénévoles sont d'une gentillesse extraordinaire et où malgré de sérieux doutes parfois, il n'aura quasiment pas plu. Peut être à l'année prochaine.


# Posté le samedi 21 juin 2008 03:36
Modifié le samedi 11 octobre 2008 08:37

Compte-rendu 48h de Brno ou J'ai couru avec Kouros

Compte-rendu 48h de Brno ou J'ai couru avec Kouros
Petit retour en arrière.
Après avoir longtemps hésité entre le 24h de Rennes et le 48h de Brno, j'ai finalement opté pour ce dernier craignant d'avoir du mauvais temps à Rennes en mars. Après coup, au vu des conditions climatiques ce jour là, j'ai eu le nez creux.

Mon choix défini, est venu ensuite le choix du moyen de transport. Après recherche, j'ai découvert que j'avais à ma disposition deux moyens pour aller à Brno : soit le train via Berlin en partant le mercredi soir et en rentrant au plus tôt le lundi matin suivant, soit l'avion jusqu'à Vienne puis le train ensuite avec départ le jeudi matin et retour possible le dimanche soir. Le vol trouvé s'étant révélé moins onéreux que le train et m'évitant la fatigue de deux nuits de plus de voyage c'est l'avion qui a gagné. Là également, cela s'est avéré un bon choix au vu des nombreux problèmes que Tonio, qui y allait également a rencontré pour y aller en train.

En fin de compte, mon seul raté aura été pour la réservation du vol retour de ne pas avoir pensé au décalage horaire (heure d'été) impactant le retour. Le vol réservé m'obligera à repartir de Brno par le train de 12h50 et la course ne finit plus à 10h mais 11h. Ouille ça va être chaud.

Il est temps maintenant de définir mon objectif. Tâche difficile car s'il est bon d'être ambitieux, si l'on ne veut pas risquer d'être déçu du résultat, il vaut mieux ne pas être présomptueux. Je n'ai fait qu'un 48h (à Antibes, l'année dernière) où j'ai parcouru 189km alors que je souffrais du dos à cette époque et j'ai fait 193km à Monaco en novembre (sur les premières 48h des 8 jours). Donc l'objectif sera d'essayer de dépasser les 200km. En effet, je ne veux pas être trop gourmande et risquer une désillusion si je vise trop haut sans réussir mon pari. Et puis si je mets la barre trop haute cette fois-ci, la dépasser sera encore plus dur la prochaine fois.

Donc jeudi 27 au matin, départ pour l'aéroport d'Orly. Pas de problème pour y aller, mon mari (merci à lui), m'y emmenant avant d'aller à son boulot. L'avion est prévu pour partir vers 9h et arriver vers 11h à Vienne. La compagnie empruntée étant une "low-coast", j'ai préféré ne rien réserver après en cas de retard à Vienne. Mais, heureuse surprise, aucun problème de retard. A l'aéroport de Vienne, je trouve facilement le bus pour me rendre à la gare, puis le train pour Brno où j'arrive vers 15h.

Ayant prévu d'attendre Tonio qui est censé arriver vers 16h15, j'en profite pour tenter de réserver le bus de 13h15 qui me permettrait de gagner une 1/2 heure sur le retour et d'arriver directement à l'aéroport de Vienne dimanche. Las, il est déjà complet. Retour donc à la gare où je réserve un billet pour 12h50. Constat étrange : cela coûte 3 fois moins cher d'acheter son billet à Brno qu'à Vienne pour le même trajet.

Après avoir attendu en vain Tonio jusqu'à 16h30, je suppose l'avoir manqué, et me décide à prendre le tram pour rejoindre l'hôtel où nous devons nous rendre. Evidemment, je me trompe et part dans le mauvais sens, m'éloignant de mon point de chûte. Je suis obligée de faire demi-tour pour repartir dans le bon sens (1/4h de perdu, le mal n'est pas bien grand). Heureusement, l'hôtel est bien indiqué (j'ai omis de faire une photocopie de ce coin de la ville) et j'y arrive vers 17h. Tonio n'est pas encore là. Je termine les formalités d'inscription, découvre la liste finale des inscrits (avec un inscrit de dernière minute "Yannick Kouros" ainsi que la chambre que je vais partager avec une autre féminine qui a déjà mis ses affaires dans la chambre mais ne s'y trouve pas pour l'instant.

Vers 19h, je vais pour manger et croise deux gars dont un qui me demande ma nationalité et si j'ai fait Surgères. (Non désolé mon gars). Et qui me déclare être grec. C'est comme cela que je découvre que j'ai en face de moi le coureur mystère Kouros, l'inscrit de dernière minute. Repas pas terrible. Je retourne dans la chambre vers 19h30. Bien m'en a pris de ne pas avoir traîné. La russe avec lequel je suis logée, qui est Galina Erimina, est déjà couchée. Plus qu'à éteindre la lumière et à attendre que le sommeil veuille bien venir. C'est un exploit, j'ai trouvé plus "couche-tôt" que moi.

Evidemment, vendredi matin, elle est réveillée à 5h (argh). Bon, pas grave, comme ça je risque pas d'être en retard. Petit déjeuner (un peu meilleur que le repas du soir) avec Tonio qui a réussi à arriver après maintes péripéties vers 20h la veille puis départ vers la salle d'exposition où nous allons courir. Installation et découverte ; L'organisation a bien fait les choses puisqu'elle a réussi l'exploit de placer côte à côte les 3 seules personnes qui parlaient français. Je partage une table avec Saïd qui est venu avec son fils et Tonio se trouve à la table à côté. Pour les périodes de repos, il n'y a que des matelas et je n'ai pas pris de duvet. Voir le côté positif, je serai moins tentée de m'arrêter. Côté préparation du matériel, j'aurai pas vraiment été au top ce coup ci. J'ai même oublié ma crème Nok à la maison. Je fais quelque peu amateur à côté des autres. Je prends quelques photos car je me doute bien qu'une fois la course démarrée, je n'aurai plus le temps d'en prendre. Beaucoup ont des accompagnateurs pour assurer la partie logistique.

Côté concurrent, les jeux sont faits et le podium, aussi bien masculin que féminin, laisse peu de place au doute. Côté femmes, trois d'entre elles ont déjà couru à Surgères, Michaela Ditritriadu, Galina Erimina et Irina Koval et côté hommes, les premières places semblent déjà promises à Yannick Kouros et à Tony Mangan, le vainqueur de l'année dernière. Il y a de fortes probabilités que je finisse dernière des six féminines mais en fait je m'en soucie peu, mon seul désir etant de faire une bonne course sans me soucier des autres que je n'ai de toutes manières aucune chance d'approcher.

10h : Après un départ canon du Sieur Tonio (je me marre) qui part devant Kouros pendant plusieurs tours, je démarre quant à moi, lentement selon la stratégie décidée au départ course pendant 4 tours et marche pendant le 5ème. Le circuit fait 250m. Super, même pas besoin de montre. A chaque tour, un écran géant nous indique notre classement, notre nombre de tours et notre kilométrage. La première heure passe vite à ceci prêt que je me rends compte que je n'ai parcouru que 7,5 km. Je décide alors de raccourcir le temps de marche du 5ème tour qui s'avère trop long à cette période de la course ce qui me permet de remonter à la vitesse fabuleuse de 8km/h. Tout va bien, j'arrive au 100ème tour (25km) et décide de m'arrêter un peu pour me reposer et manger. Il est un peu plus de 13h.

La pause repas terminée et après un petit quart d'heure de repos je repars sur le même tempo. Tout va bien puisque je passe le 50ème en 6h47mn. (200 tours tout rond). Nouvel arrêt où j'en profite pour changer de chaussures de crainte que mon genou rechigne. Petit temps de repos mais ça caille grave dans la salle quand on est allongé et qu'on a pas prévu de duvet pour se couvrir. Fort heureusement pour moi, l'organisateur de la course, qui surveille mine de rien son petit monde me propose une couverture et m'en emmène royalement deux qui ne s'avéreront pas superflu au fil des heures. Je repars au bout d'un vingtaine de minutes pour de nouveau parcourir 100 tours. Mon genou commence à se manifester. Le changement de chaussures ne semble pas lui plaire. Je n'insiste pas et reprend celles mises au départ. Ma décision de changer régulièrement n'aura pas tenu deux heures. Par précaution, je me mets sur le genou incriminé une bande de flector tissu gel. Et ainsi, je continue de m'arrêter tous les 25km. Constat, quand je repars je me caille pendant deux tours et après ça va mieux. Par contre, je commence à avoir un échauffement sous les bras. Je suis obligée d'enlever ma brassière et pour éviter que les choses n'empirent décide d'alterner deux tee-shirt que je ferais sécher alternativement sur un radiateur des toilettes femmes ce qui m'évitera jusqu'au bout les frottements liés à l'humidité et me réchauffera agréablement à chaque changement.

Je passe le 100ème km en 15h12, et là je commence à m'inquiéter sérieusement. Ca va pas du tout, je suis trop rapide (tout au moins j'en ai l'impression). A ce train là, je risque de battre mon record de 24h ce qui serait un comble alors que je m'arrête au moins 20mn tous les 25kms. Je crains d'en payer le prix sur le deuxième 24h aussi je commence à m'octroyer des pauses supplémentaires (bon prétexte) qui me font terminer le premier 24h avec 135km. Avec le recul, je me rends compte que j'aurai dû continuer sur ma lancée mais bon, ça me laissera une possibilité de faire mieux la prochaine fois.

Hormis Tonio qui s'est octroyé une longue sieste depuis la 18ème heure, tous les autres galopent comme des lapins. Kouros ne semble pas très heureux, il n'arrête pas de raler après le gars qui l'aide ainsi qu'après les coureurs. En fait, j'ai l'impression que le fait de devoir doubler sans arrêt le dérange énormément (ce que je peux d'ailleurs comprendre) et il le fait savoir régulièrement. Les féminines, comme je le supposais sont toutes des flèches et il y en a même deux qui occupent les 2ème et 3ème place du classement. Ca va donner. Curieusement, Tony Mangan a abandonné. Ce ne devait pas être son jour.

Les deuxième 24h se révéleront beaucoup plus dures pour l'ensemble des participants qui commencent nombreux à marcher de plus en plus souvent. Quant à moi, à chaque fois que je m'arrête, je dois faire attention à ne pas m'endormir trop longtemps. Je somnole et j'ai à chaque fois du mal à repartir. C'est vrai qu'il ferait bon de piquer un bon roupillon, mais bon je suis pas vraiment venue pour cela et j'ai mon objectif à atteindre quand même.

Mon genou se comporte bien et ne me fais plus souffrir depuis que j'ai remis les chaussures de départ donc tout va bien et je continue mes tours. J'ai repris l'alternance du départ, 4 tours en courant et le 5ème marché intégralement et je m'arrête plus souvent mais dans l'ensemble ça va. De toute façon, le ralentissement est général, même Kouros va marcher à partir de la 41ème heure. Je passe le 150ème en 28h14 et le 200ème en 43h22. Mon objectif est atteint, je continue pour le plaisir à aligner les tours de manière à aller le plus loin possible. Les deux dernières heures vont nous relancer de plus belle sur le circuit. La fin approche, il faut terminer en beauté. Ca y est c'est terminé, le coup de feu est donné et j'ai réussi à parcourir un peu plus de 220,3km. Je suis contente de moi. Ce nouveau record me sera certainement plus dur à battre que le précédent.

Presque tout le monde a fait un super kilométrage et les plus méritants pour moi resteront les accompagnateurs, qui vaillamment auront aussi peu dormi que leurs coureurs et subi parfois leurs foudres rouspéteuses. Le fils de Saïd par exemple m'a épaté. Je ne l'ai pas vu dormir de toute la durée de la course : 48h sans dormir c'est dur pour les coureurs mais ça ne l'est pas moins pour les accompagnateurs. Et ils ont été plusieurs dans le même cas.

Merci également à l'organisation qui a été magnifique et à Tonio qui a pallié à mon manque d'organisation en me prêtant gentiment sa crème Nok. Encore une belle course de terminée qui me laissera comme les précédentes de merveilleux souvenirs.
# Posté le samedi 05 avril 2008 03:22
Modifié le samedi 11 octobre 2008 08:31